Home AffairesL’ancien secrétaire au Trésor lance un avertissement sévère concernant le déficit national : cela pourrait-il conduire à une hausse des taux hypothécaires ?

L’ancien secrétaire au Trésor lance un avertissement sévère concernant le déficit national : cela pourrait-il conduire à une hausse des taux hypothécaires ?

by Amélie Bernard

Publié le 8 novembre 2025 à 16h51. Les propriétaires et futurs acquéreurs doivent se préparer à une possible stagnation, voire à une hausse des taux d’intérêt hypothécaires, selon un avertissement lancé par l’ancien secrétaire au Trésor américain Larry Summers. Cette perspective est liée aux inquiétudes croissantes concernant le déficit budgétaire fédéral.

  • L’ancien secrétaire au Trésor Larry Summers anticipe une probabilité accrue de hausse des taux d’intérêt à long terme.
  • L’augmentation des déficits fédéraux pourrait exercer une pression à la hausse sur les taux hypothécaires.
  • Malgré des prévisions généralement optimistes pour 2026, certains experts prévoient une remontée des taux dès 2025.

Larry Summers a exprimé ses préoccupations lors de la conférence annuelle de la Mortgage Bankers Association (MBA) à la mi-octobre. Il a souligné que si la croissance économique se maintient à son rythme actuel, la trajectoire budgétaire actuelle des États-Unis est intenable. Selon lui, cela pourrait entraîner un « mur » pour le marché obligataire, impactant ainsi le rendement des bons du Trésor à 10 ans, qui influence directement les taux hypothécaires.

« Un scénario est que la croissance se poursuive plus ou moins comme elle l’a fait au cours des 20 dernières années. Si c’est le cas, la trajectoire budgétaire fédérale actuelle n’est pas viable. »

Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor

À la mi-octobre, le taux hypothécaire fixe moyen sur 30 ans s’établissait à 6,19 % aux États-Unis, selon les données de la Réserve fédérale américaine. Bien que légèrement inférieur au taux de 6,44 % enregistré à la même période l’année précédente, il reste élevé. Les taux hypothécaires sont en effet restés supérieurs à 6 % depuis janvier 2022, après une augmentation rapide passant de 3,45 % à 6,42 % en l’espace d’un an.

Cette situation est en partie due à la politique de hausse des taux d’intérêt menée par la Fed en 2022 pour lutter contre l’inflation. Bien que la Fed ne fixe pas directement les taux hypothécaires, ses décisions ont un impact significatif sur les offres des prêteurs. La combinaison de taux élevés, d’une demande soutenue et d’une offre limitée a entraîné une flambée des prix de l’immobilier.

Les taux hypothécaires élevés contribuent à la crise de l’accessibilité financière. Les ventes de logements neufs sont restées faibles en 2025, et les projections de Fannie Mae indiquent un volume total de ventes inférieur à celui de 2024.

Les prévisions pour 2025 et 2026 sont généralement plus optimistes, Fannie Mae anticipant une baisse des taux à 5,9 % d’ici la fin de 2026. Cependant, Freddie Mac prévoit une possible remontée des taux à 6,4 % dès décembre 2025.

Face à cette incertitude, les acheteurs potentiels sont confrontés à un dilemme. Attendre une baisse des taux comporte le risque d’une concurrence accrue si le marché se réanime, ce qui pourrait entraîner une nouvelle hausse des prix, en particulier dans les régions où l’offre est limitée. Il est donc conseillé de se concentrer sur sa capacité d’emprunt et de trouver un logement dont les mensualités s’intègrent confortablement dans son budget.

Les experts recommandent également aux propriétaires de surveiller l’évolution des taux, mais soulignent l’importance d’autres facteurs tels que le score de crédit. Il est conseillé de vérifier son score, de contester d’éventuelles erreurs et de comparer les offres de différents prêteurs avant de prendre une décision de refinancement. L’achat d’une maison représente une décision financière majeure qui doit être mûrement réfléchie en fonction de ses revenus, de son épargne et de ses perspectives d’avenir.

Concernant le refinancement, les experts mettent en garde contre les tentatives de « timing du marché » et soulignent que la décision doit être basée sur des facteurs tels que le taux initial et la durée prévue de séjour dans le logement. L’activité de refinancement a d’ailleurs connu un regain d’intérêt avant la baisse des taux attendue par la Fed en septembre.

Pour en savoir plus sur les taux hypothécaires, consultez Realtor.com et les prévisions de Fannie Mae.

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil financier.

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