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Le nouveau système de contrôle des passeports pour les passagers non européens est accusé des longues files d’attente à l’aéroport de Malaga

by Clara Dubois

Publié le 7 novembre 2025 à 11h27. L’aéroport de Malaga a connu jeudi des temps d’attente exceptionnellement longs aux contrôles de passeports, en particulier pour les voyageurs britanniques, en raison de la mise en place du nouveau système européen de contrôle des frontières. Ces retards soulignent les défis liés à l’adaptation au nouveau dispositif et les difficultés rencontrées par les citoyens britanniques post-Brexit.

  • Des files d’attente de plus d’une heure se sont formées au contrôle des passeports, affectant principalement les passagers à destination du Royaume-Uni.
  • Les retards sont attribués à la mise en œuvre du système d’entrée/sortie (EES) de l’Union européenne et à la méconnaissance des nouvelles règles par les voyageurs britanniques.
  • L’aéroport de Malaga et les autorités nationales reconnaissent les problèmes et assurent que des mesures sont prises pour améliorer la situation.

L’aéroport de Malaga a enregistré jeudi une augmentation significative des temps d’attente aux contrôles de passeports, en particulier pour les passagers se rendant au Royaume-Uni. Des voyageurs ont signalé avoir attendu plus d’une heure pour passer les formalités, alors que le temps d’attente habituel se situe entre 15 et 30 minutes. Plusieurs personnes ont exprimé leur inquiétude de manquer leur vol en raison de ces longues files d’attente.

La direction de l’aéroport a reconnu qu’il y avait eu « des délais d’attente plus longs que d’habitude », sans toutefois préciser la durée exacte ou les causes précises de ces perturbations. Elle a cependant souligné qu’il était normal de rencontrer des difficultés lors de la mise en œuvre d’un nouveau système, une période d’adaptation étant inévitable.

Selon le bureau du gouvernement national à Malaga, les retards concernent principalement les citoyens britanniques. La raison ? Ils « ne sont pas toujours conscients qu’ils ne se trouvent plus sur le territoire de l’UE » depuis le Brexit, et sont donc soumis aux mêmes contrôles aux frontières que les ressortissants de pays tiers. Il est donc crucial, selon les autorités, d’informer les voyageurs sur ces nouvelles règles.

Le système d’entrée/sortie (EES), mis en place le 20 octobre, est un dispositif informatisé qui enregistre les entrées et sorties des ressortissants de pays tiers dans l’espace Schengen. Le ministère de l’Intérieur a investi 83 millions d’euros pour adapter tous les postes frontières espagnols aux nouvelles exigences techniques, la Police nationale restant responsable du contrôle des passeports.

Le fonctionnement du EES repose sur l’enregistrement des données du passeport, d’une photo, des empreintes digitales, ainsi que de la date et du lieu d’entrée ou de sortie. Il remplace le tamponnage manuel traditionnel des passeports par un enregistrement numérique, grâce à des équipements informatiques spécifiques installés aux postes frontières. Pendant une période de transition de six mois, qui prendra fin le 10 avril 2026, le EES coexistera avec le tamponnage manuel, ce dernier disparaissant une fois le nouveau système pleinement opérationnel.

L’objectif de ce nouveau processus est de réduire les délais de contrôle des passeports et de détecter plus efficacement les personnes ayant dépassé la durée maximale de leur séjour autorisé. Pour les voyageurs fréquents, les données biométriques ne seront collectées qu’une seule fois, afin de faciliter et d’accélérer les passages de frontières ultérieurs.

Malgré les inconvénients initiaux, l’aéroport de Malaga met en avant les avantages du nouveau système, notamment en termes de sécurité accrue pour les pays de l’Union européenne.

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