Publié le 2024-02-29. Une étude alarmante publiée dans The Lancet révèle que la consommation croissante d’aliments ultra-transformés est liée à une augmentation significative de problèmes de santé, de l’obésité au cancer, et met en lumière le rôle prépondérant de quelques multinationales dans cette tendance.
- Plus de la moitié des calories consommées dans le monde proviennent désormais d’aliments ultra-transformés.
- Huit entreprises multinationales contrôlent près de la moitié du marché de ces produits.
- Des scientifiques appellent à des mesures réglementaires, notamment des étiquetages d’avertissement, des restrictions publicitaires et des taxes plus élevées.
Les aliments ultra-transformés, omniprésents dans les rayons des supermarchés, sont de plus en plus pointés du doigt pour leurs effets néfastes sur la santé publique. Une équipe de 40 scientifiques internationaux a tiré cette conclusion après avoir analysé les données issues de leurs recherches, publiées dans la prestigieuse revue médicale The Lancet. Leurs travaux établissent un lien direct entre la consommation régulière de ces produits – des chips aux plats préparés en passant par les produits allégés – et une augmentation des cas de maladies chroniques, telles que l’obésité, les maladies cardiovasculaires et même certains types de cancer.
Cette prolifération des aliments ultra-transformés est alimentée par une industrie agroalimentaire axée sur la maximisation des profits. Les produits en question se caractérisent par une composition complexe, riche en substances artificielles, en sucres ajoutés, en graisses saturées et en additifs, souvent au détriment de la qualité nutritionnelle. Plus de 50 % des calories quotidiennes consommées par la population mondiale proviennent désormais de ces aliments, selon l’étude.
L’étude met en évidence le rôle dominant de huit multinationales dans ce secteur : Unilever, Danone, Coca-Cola, PepsiCo, Nestlé, Kraft Heinz, Modelez et Fomento Economico Mexicano. Ces géants de l’agroalimentaire sont responsables de près de la moitié des produits ultra-transformés disponibles sur le marché. « Le principal moteur de la croissance mondiale des aliments ultra-transformés est le pouvoir économique et politique croissant de cette industrie et la manière dont elle modifie le système alimentaire dans un souci de profit avant tout », soulignent les chercheurs.
Face à cette situation préoccupante, les scientifiques appellent les gouvernements à agir. Ils préconisent notamment l’instauration d’étiquettes d’avertissement claires sur les emballages, la limitation de la publicité pour ces produits, en particulier auprès des enfants, et l’augmentation des taxes sur les aliments ultra-transformés. Ils estiment que ces mesures pourraient contribuer à réduire la consommation de ces produits et à améliorer la santé publique. Pour en savoir plus sur les dangers de ces aliments, vous pouvez consulter l’article de DW News.
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