Home SantéLes chercheurs en santé en santé trouvent une accumulation de déchets de cerveau à partir de la mutation génétique augmente le risque d’Alzheimer

Les chercheurs en santé en santé trouvent une accumulation de déchets de cerveau à partir de la mutation génétique augmente le risque d’Alzheimer

by Sophie Martin

Mutation génétique liée à l’accumulation de déchets cérébraux identifiée comme facteur potentiel de la maladie d’Alzheimer

Evanston, Ill., 22 septembre 2025 – Des chercheurs d’Endeavour Health ont découvert une mutation génétique qui pourrait provoquer une accumulation de graisses et de déchets dans le cerveau, contribuant ainsi au développement de la maladie d’Alzheimer. Cette condition dégénérative dévastatrice se caractérise par la perte de mémoire, le déclin cognitif et des changements de comportement et de personnalité. Leurs travaux sont publiés dans la revue scientifique Nature.

L’étude révèle qu’une mutation du gène Picalm pourrait rendre la microglie – des cellules immunitaires spécialisées qui agissent comme l’équipe de nettoyage du cerveau – moins efficace. Cette inefficacité entraînerait une accumulation de déchets et des dommages cellulaires, car la microglie dépend des protéines Picalm pour mener à bien ses fonctions de nettoyage.

Comprendre ce lien pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques ou préventives pour cette maladie qui affecte actuellement environ 7 millions d’Américains, et dont le nombre de nouveaux cas annuels devrait doubler d’ici 2060.

“Pour résoudre le problème, nous devons d’abord comprendre les causes”, explique le Dr Jubao Duan, chef de l’étude et co-directeur du Centre de génétique psychiatrique de l’Université de Chicago. “C’est un pas en avant pour comprendre comment Picalm peut contribuer à la maladie d’Alzheimer et pourrait indiquer de nouveaux traitements et thérapies susceptibles d’aider de nombreuses personnes.”

Pour étudier les effets de cette mutation, les chercheurs ont créé de la microglie à partir de cellules sanguines. L’équipe du Dr Duan, en collaboration avec le Dr Gopal Thinakaran de l’Université de Floride du Sud, a utilisé l’outil d’édition génétique CRISPR pour induire la mutation du gène Picalm au sein de la microglie.

Les résultats ont montré qu’avec la mutation, la production de protéines Picalm diminuait, rendant la microglie moins efficace pour éliminer les déchets tels que les graisses, la forme bêta-amyloïde (une substance qui s’accumule dans le cerveau des personnes atteintes d’Alzheimer) et les fragments cellulaires endommagés. Selon le Dr Alena Kozlova, boursière postdoctorale au laboratoire du Dr Duan à Endeavour Health et premier auteur de l’étude, cette accumulation de déchets peut endommager les cellules cérébrales et aggraver les symptômes de la maladie d’Alzheimer.

“C’est comme une boule de neige qui dévale une pente”, illustre le Dr Kozlova. “Les déchets continuent de s’accumuler et de causer de plus en plus de dommages au cerveau.”

Le Dr Duan étudie le lien entre les gènes et les maladies cérébrales depuis plus de 20 ans, notamment en identifiant les gènes de risque associés à la schizophrénie. Il s’intéresse désormais à la fonction de ces gènes de risque dans le cadre de la neurobiologie évolutive et systématique de la psychiatrie et des gènes de risque de troubles neurodéveloppementaux.

Picalm représente donc une pièce importante du puzzle pour comprendre les troubles neurodégénératifs, mais il reste encore beaucoup à apprendre.

“C’est une étape importante”, conclut le Dr Duan. “La maladie d’Alzheimer est une maladie complexe, avec de nombreux mystères à résoudre. Mais j’espère que cette découverte pourrait nous conduire à une meilleure compréhension de la manière de cibler cette accumulation de graisse pour prévenir et traiter la maladie d’Alzheimer et d’autres troubles cérébraux.”

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