Home AffairesLes loyers de la DCU sont conformes aux règles du RPZ « à la lettre », déclare le président de l’université au gouvernement – ​​The Irish Times

Les loyers de la DCU sont conformes aux règles du RPZ « à la lettre », déclare le président de l’université au gouvernement – ​​The Irish Times

by Amélie Bernard

Publié le 24 septembre 2025. L’Université de la ville de Dublin (DCU) se défend d’avoir contourné la législation sur le contrôle des loyers en augmentant les frais de service de ses logements étudiants, une pratique qui suscite l’inquiétude du ministre de l’Enseignement supérieur.

  • Les frais de service mensuels obligatoires dans les logements étudiants de la DCU ont augmenté, entraînant une hausse globale des coûts de près de 7 % pour 2025.
  • L’université affirme que ces augmentations respectent la loi sur les zones de pression locative (RPZ), car elles concernent les frais de service et non le loyer proprement dit.
  • Le ministre de l’Enseignement supérieur, James Lawless, a exprimé son désaccord, estimant que cette approche va à l’encontre de l’esprit de la loi.

L’Université de la ville de Dublin est au cœur d’une controverse concernant l’augmentation des coûts de ses logements étudiants. Selon un rapport du Irish Times, les étudiants occupant les appartements du complexe College Park, sur le campus de Glasnevin, verront leurs paiements mensuels totaux augmenter de près de 7 % en 2025. Cette hausse est due à la combinaison d’une augmentation des frais de service, couvrant les charges communes, et d’une augmentation distincte des loyers.

Le campus de Glasnevin est situé dans une zone de pression locative (RPZ), où les augmentations de loyer sont limitées à 2 % par an ou au taux d’inflation, selon le plus bas des deux. L’université soutient que l’augmentation globale des coûts ne viole pas ces règles, car elle est principalement imputable aux frais de service, et non au loyer lui-même.

Le Residential Tenancies Board (RTB), l’organisme de régulation des locations, a confirmé qu’une augmentation des frais de service est autorisée, à condition que ces frais aient toujours été facturés séparément du loyer et clairement indiqués comme tels dans le contrat de location.

Face à ces accusations, le ministre de l’Enseignement supérieur, James Lawless, avait adressé une lettre au président de la DCU, Dáire Keogh, en septembre dernier. Dans ce courrier, il exprimait son mécontentement, soulignant la crise actuelle du logement étudiant.

« Bien que cette approche puisse techniquement être conforme à la lettre de la loi, je ne pense pas qu’elle soit dans l’esprit de la loi et je demande donc à la DCU de reconsidérer cette décision. »

James Lawless, Ministre de l’Enseignement supérieur

Dans sa réponse, dont des extraits ont été publiés suite à une demande d’accès à l’information, M. Keogh a affirmé que les loyers étaient « facturés à la lettre de la loi RPZ et que les coûts des services supplémentaires sont calculés dans l’esprit de cette législation ». Il a fermement rejeté toute accusation de tentative de contournement des protections contre la pression locative.

« Je rejette toute suggestion selon laquelle la DCU aurait cherché à exploiter les failles des protections contre la pression sur les loyers. »

Dáire Keogh, Président de la DCU

M. Keogh a précisé que les loyers n’avaient augmenté que de 1,7 % cette année et que les frais de service étaient facturés séparément. Il a également expliqué que l’augmentation des frais de service était due à la hausse générale des coûts des services publics et des prestations, ainsi qu’à l’intégration de frais supplémentaires pour des services essentiels.

Une ventilation détaillée de ces frais a été incluse dans la lettre adressée au ministre. M. Keogh a insisté sur le fait que l’université n’avait pas pris cette décision à la légère et qu’elle était consciente de la pression financière supplémentaire que cela imposerait aux étudiants et à leurs familles. Il a toutefois souligné que tant que les coûts des services publics et des prestations continueraient d’augmenter, il serait nécessaire de les répercuter sur les étudiants.

Cette situation intervient alors que le logement étudiant reste un problème majeur en Irlande, comme le soulignent des articles récents, notamment le témoignage d’un étudiant indien et la situation difficile rencontrée par un étudiant international contraint de partager un lit.

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