Publié le 10 octobre 2025 à 03h25. L’administration américaine a annoncé de nouvelles sanctions contre un réseau d’entreprises et de navires, principalement basés aux Émirats arabes unis, à Hong Kong et en Chine, accusés de faciliter les ventes de pétrole et de gaz liquéfié de l’Iran, dans le cadre d’une politique de « pression maximale » sur Téhéran.
- Les sanctions visent 50 entités et individus, incluant une douzaine de navires composant une « flotte fantôme » utilisée pour dissimuler l’origine du pétrole iranien.
- Un terminal pétrolier chinois et une raffinerie chinoise non étatique figurent également sur la liste noire.
- Ces mesures s’inscrivent dans la continuité de la politique américaine visant à réduire à zéro les exportations pétrolières iraniennes.
Washington justifie ces sanctions par la volonté de priver le gouvernement iranien de ressources financières, notamment pour limiter son programme nucléaire et son soutien à des groupes considérés comme terroristes. Le département du Trésor américain affirme que les entités sanctionnées ont permis l’exportation de produits pétroliers et gaziers pour plusieurs milliards de dollars, contribuant ainsi à l’économie iranienne.
Parmi les cibles figurent des navires battant pavillon de différents pays, qui, selon les autorités américaines, dissimulent l’origine du pétrole iranien et contournent les sanctions internationales existantes. Un terminal de pétrole brut basé en Chine et une raffinerie chinoise privée ont également été visés, soulignant l’importance de la Chine dans le commerce pétrolier iranien.
Ces sanctions privent les personnes et les entreprises ciblées de l’accès aux biens et aux actifs financiers aux États-Unis et interdisent aux entreprises et aux citoyens américains de commercer avec elles. Elles s’inscrivent dans la lignée de la politique de « pression maximale » initiée par l’administration Trump, visant à empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Donald Trump avait signé en février un mémorandum présidentiel appelant à ramener à zéro les exportations de pétrole iranien.
La situation économique de l’Iran est déjà tendue, avec une monnaie, le rial iranien, qui a atteint des niveaux records, exacerbant la pression sur les prix des denrées alimentaires et rendant la vie quotidienne de plus en plus difficile pour la population. Les Nations Unies ont également réimposé des sanctions à l’Iran en septembre en raison de son programme nucléaire.
Depuis janvier, l’administration américaine a imposé des sanctions contre 166 navires liés au commerce pétrolier iranien. Les nouvelles sanctions annoncées ce jeudi visent un deuxième terminal pétrolier chinois et une quatrième raffinerie indépendante en Chine. La dévaluation du rial iranien continue d’aggraver la situation économique du pays.
Selon le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, ces mesures visent à perturber « la capacité du gouvernement iranien à financer des groupes terroristes qui menacent les États-Unis ».
