Les prix du pétrole ont chuté mercredi, accentuant une tendance à la baisse qui pourrait se traduire par une deuxième semaine consécutive de pertes. Cette érosion des prix est alimentée par des inquiétudes croissantes concernant une offre excédentaire sur le marché mondial.
Au moment de la clôture des marchés, le baril de pétrole brut de référence était échangé à 59,71 dollars américains (environ 55 euros), tandis que le West Texas Intermediate (WTI) se négociait à 55,99 dollars américains (environ 51,50 euros). Ces deux références ont perdu environ 2 dollars américains (environ 1,85 euro) depuis le début de la semaine. Le Brent avait même brièvement glissé sous la barre des 59 dollars américains (environ 54,50 euros) plus tôt dans la semaine.
Les prévisions des principaux analystes du secteur pétrolier convergent : l’offre mondiale devrait dépasser la demande en 2026, ce qui pourrait entraîner une nouvelle baisse des prix. Certains experts estiment que le Brent pourrait se rapprocher de 50 dollars américains (environ 46 euros) le baril. Selon des données de Kpler citées par Reuters, le volume de pétrole brut transporté par voie maritime a atteint 1,3 milliard de barils, un niveau jamais vu depuis mars 2020.
Cette abondance se reflète également dans l’augmentation des stocks flottants. Kpler estime désormais à 51 millions de barils la quantité de pétrole brut stockée sur des pétroliers pendant au moins 20 jours, ce qui renforce les craintes d’une offre excédentaire chez les traders.
Des tensions géopolitiques ont brièvement freiné cette tendance à la baisse. L’annonce d’un durcissement du « blocus pétrolier » imposé au Venezuela par l’administration Trump, perturbant les exportations du pays, ainsi que l’intensification des sanctions britanniques contre la Russie – ciblant Tatneft, Russneft et NNK pour leur soutien au gouvernement russe – ont exercé une certaine pression à la hausse. Ces sanctions interviennent alors que les exportations des deux principaux producteurs russes sont en baisse, tandis que les petits exportateurs augmentent leurs volumes.
Cependant, cet effet positif s’est avéré de courte durée. Les inquiétudes concernant l’offre excédentaire ont rapidement repris le dessus, notamment après la publication d’une nouvelle prévision de la Compagnie Nationale du Pétrole de Chine (CNPC). Cette dernière anticipe un pic de la demande mondiale de pétrole d’ici 2030, ce qui suggère une future diminution de la consommation.
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