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L’exercice recommandé par Harvard pour réduire le risque de démence et d’Alzheimer

by Sophie Martin

Publié le 2024-11-14 14:44:00. Une étude de l’université Harvard révèle qu’une simple marche régulière à un rythme soutenu pourrait considérablement réduire le risque de démence et de maladie d’Alzheimer, deux affections neurodégénératives de plus en plus répandues.

  • Une activité physique régulière, notamment la marche, est associée à une augmentation du volume de certaines zones clés du cerveau.
  • Plus de 55 millions de personnes dans le monde vivent actuellement avec une forme de démence, dont 60 à 70 % sont atteintes de la maladie d’Alzheimer.
  • L’exercice physique stimule la production de facteurs de croissance, favorise la formation de nouveaux vaisseaux sanguins cérébraux et améliore l’humeur et la qualité du sommeil.

Des chercheurs de l’université Harvard ont mis en évidence les bienfaits d’une activité physique régulière sur la santé cérébrale. Leur étude démontre qu’une marche soutenue pratiquée de façon assidue peut diminuer significativement le risque de développer des maladies neurodégénératives telles que la démence et la maladie d’Alzheimer.

Après six mois d’exercice physique modéré, les participants à l’étude ont présenté une augmentation du volume des régions cérébrales impliquées dans la mémoire et les fonctions cognitives. « Il existe une base scientifique solide à ces observations », a déclaré le Dr Scott McGinnis, professeur de neurologie à la Harvard Medical School.

Cette relation positive entre l’exercice et la santé du cerveau est confirmée par des études récentes. Les travaux menés par Harvard montrent qu’une activité physique régulière favorise l’augmentation de la taille des zones cérébrales liées à la pensée et à la mémoire, contribuant ainsi à la prévention de la démence.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), plus de 55 millions de personnes vivent actuellement avec une forme de démence. La maladie d’Alzheimer représente entre 60 et 70 % des cas, soulignant l’importance cruciale de cette recommandation.

L’activité physique fréquente stimule la production de facteurs de croissance, favorise la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans le cerveau et soutient la survie des cellules cérébrales. Le Dr McGinnis a précisé que des programmes d’exercices modérés, maintenus pendant six mois à un an, sont associés à une augmentation du volume de certaines régions cérébrales.

En outre, l’exercice contribue à améliorer l’humeur, la qualité du sommeil et à réduire le stress et l’anxiété, des facteurs qui peuvent affecter la détérioration cognitive.

Si la marche est particulièrement mise en avant, d’autres activités aérobiques, telles que la course, la natation, le vélo ou la danse aérobique, présentent également des effets positifs.

Le professeur Chandramallika Basak, experte en mémoire de travail, estime que les personnes qui pratiquent régulièrement une activité physique intense et atteignent une bonne condition cardiorespiratoire peuvent compenser le déclin cognitif lié à l’âge.

Le Dr Alexandre Andersson, neurologue argentin, a ajouté dans une note à Infobae que la course à pied et d’autres activités aérobiques favorisent la plasticité cérébrale et la libération d’endorphines, améliorant ainsi l’humeur et réduisant le stress. Même des pratiques comme le tai-chi ont démontré des bienfaits sur l’attention, la planification et le raisonnement verbal.

Le Dr McGinnis suggère d’intégrer l’exercice physique à sa routine quotidienne comme un réflexe, comparable à la prise d’un médicament prescrit. L’objectif recommandé est de réaliser 150 minutes d’activité modérée par semaine, comme une marche rapide. Les débutants peuvent commencer par quelques minutes par jour et augmenter progressivement la durée.

Selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies aux États-Unis, une intensité modérée se traduit par une respiration plus rapide et plus profonde, tout en permettant de tenir une conversation, mais pas de chanter facilement.

Les bénéfices sur la mémoire et le fonctionnement cérébral sont généralement observés six mois après le début d’une marche rapide régulière. Une étude de l’Université d’État du Colorado a comparé trois groupes de personnes âgées inactives : un groupe marchait pendant 40 minutes, un autre dansait et le dernier s’étirait trois fois par semaine. Seul le groupe marchant a signalé des améliorations de la substance blanche cérébrale et des résultats aux tests cognitifs.

De plus, choisir de marcher 40 minutes deux ou trois fois par semaine a été associé à une diminution du risque d’insuffisance cardiaque chez les femmes ménopausées.

La marche se distingue par son accessibilité universelle : elle ne nécessite aucun équipement particulier ni d’installations spécifiques et s’adapte à différents modes de vie. Même de courtes promenades après les repas aident à stabiliser la glycémie et à réduire le besoin d’insuline, prévenant ainsi les maladies cardiovasculaires et métaboliques.

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