Publié le 2025-11-03 01:19:00. Une équipe de l’Université Columbia a mis au point une intelligence artificielle capable de détecter les spermatozoïdes viables dans des cas d’azoospermie, ouvrant de nouvelles perspectives pour les couples confrontés à l’infertilité masculine.
- Une IA nommée STAR a permis à un couple de concevoir après 20 ans d’échecs de fécondation in vitro.
- Le système analyse des échantillons de sperme avec une précision inégalée, identifiant les rares spermatozoïdes encore capables de féconder.
- Cette innovation, reconnue par le magazine Time, pourrait transformer le traitement de l’infertilité masculine.
Après deux décennies d’espoirs déçus, un couple américain a enfin réalisé son rêve de fonder une famille grâce à une avancée technologique majeure dans le domaine de la reproduction assistée. L’espoir est venu d’une intelligence artificielle (IA) développée par des chercheurs de l’Université Columbia, capable de déceler les spermatozoïdes viables là où les méthodes traditionnelles échouent.
Le système, baptisé STAR (Sperm Tracking and Recovery – Suivi et récupération des spermatozoïdes), a été conçu par l’équipe du Dr Zev Williams, directeur du Columbia University Fertility Center. Il a joué un rôle déterminant dans la réussite de la grossesse, confirmée en mars 2025, après 15 cycles infructueux de fécondation in vitro (FIV). « Quand ils ont vu le test positif, tout le laboratoire a sauté de joie », a confié le Dr Williams à Columbia Spectator.
L’azoospermie, une condition affectant environ 10 % des hommes infertiles, se caractérise par une faible concentration de spermatozoïdes dans le sperme. STAR offre une solution prometteuse pour ces patients, en permettant d’identifier les rares cellules reproductrices encore fonctionnelles.
Cette percée a été saluée par le magazine Time, qui a classé STAR parmi les meilleures inventions de 2025. Consultez l’article complet sur Time.
Comment fonctionne le système STAR ?
STAR utilise l’IA pour analyser les échantillons de sperme avec une précision sans précédent, se concentrant sur les cas d’azoospermie où les méthodes classiques sont inefficaces. Le processus se déroule en trois étapes clés :
L’IA numérise plus de 8 millions d’images en une heure, à la recherche de spermatozoïdes au milieu des débris cellulaires. Une puce microfluidique isole ensuite les zones susceptibles de contenir des spermatozoïdes. Enfin, un robot de précision extrait délicatement les cellules identifiées, sans les endommager.
Dans le cas du couple mentionné, l’échantillon ne contenait que deux spermatozoïdes viables. Ces deux cellules ont été utilisées pour créer des embryons, dont l’un s’est implanté avec succès, conduisant à la grossesse.
L’inspiration dans le ciel, c’est ainsi qu’est né STAR
Le nom du système n’est pas le fruit du hasard. Le Dr Williams a expliqué que l’idée de STAR lui est venue en comparant la recherche de spermatozoïdes à l’observation du ciel étoilé :
« C’est comme regarder un ciel avec des millions d’étoiles et vouloir en trouver une différente. Nous avons dû parcourir des millions de fragments pour en trouver un fonctionnel. »
Dr. Zev Williams, directeur du Columbia University Fertility Center
Cette analogie poétique a donné naissance à un nom et à une technologie désormais reconnue comme l’une des meilleures inventions de 2025.
Un réel impact sur l’infertilité masculine
Le développement de STAR représente une avancée significative dans le traitement de l’infertilité, d’autant plus que 40 % des cas d’infertilité impliquent un facteur masculin, une réalité souvent méconnue. Le système permet une approche plus précise, moins invasive et potentiellement moins coûteuse que les méthodes traditionnelles.
« Ce système est idéal pour trouver le seul sperme sain parmi une multitude de cellules endommagées. »
Dr. Zev Williams, directeur du Columbia University Fertility Center
En réduisant le nombre de traitements nécessaires, STAR contribue également à soulager le fardeau émotionnel des patients.
Quelle est la prochaine étape pour STAR?
Le Centre de fertilité de l’Université Columbia propose déjà quotidiennement STAR aux patients présentant des anomalies spermatiques ou une absence quasi totale de spermatozoïdes. Le Dr Williams est convaincu que le potentiel de l’IA en médecine ne fait que commencer. Il envisage que l’IA puisse non seulement identifier ce que l’on lui demande, mais aussi détecter des schémas invisibles à l’œil humain.
« Nous ne faisons qu’effleurer la surface de ce que l’IA peut faire pour la santé », a-t-il conclu.
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