Les marchés boursiers ont débuté la semaine sur une note positive, franchissant un seuil important, mais les signaux contradictoires invitent à la prudence malgré un optimisme persistant. L’indice a progressé de 0,5 %, dépassant les 45 000 points, un niveau qui avait marqué un retournement de tendance en décembre et janvier.
Cet élan haussier s’inscrit dans la continuité de la dynamique observée depuis début juillet, où l’indice de cupidité et de peur oscille autour d’un seuil élevé, flirtant régulièrement avec une « cupidité extrême ». Lundi matin, cet indicateur atteignait un score de 74. L’analyse de ses composantes révèle une volatilité contenue, un rapport put/call favorable à la « cupidité », et une prédominance générale de sentiments optimistes.
Les investisseurs de long terme suivent également attentivement l’évolution de « l’indicateur Buffett » – le ratio de capitalisation boursière – qui dépasse les records établis en 2008 et 2000. Bien que cette situation perdure depuis plusieurs années, elle ne constitue pas, à ce stade, un signal de vente en soi. Au contraire, les périodes de forte cupidité sont souvent suivies de compressions courtes, lorsque les vendeurs finissent par capituler.
L’épisode récent et imprévisible autour de certaines actions dites « MEME » a rappelé que les marchés peuvent parfois défier la logique fondamentale, portés par des facteurs techniques et des dynamiques spéculatives.
Le potentiel de poursuite de ce rallye reste réel, l’indice de force relative (RSI) se situant à 64, loin de niveaux indiquant une surévaluation. De plus, le repli observé en avril a ouvert la voie à une nouvelle phase de croissance. Un signal technique encourageant est apparu mi-mois avec le franchissement de la moyenne mobile de 50 jours au-dessus de la moyenne mobile de 200 jours, un phénomène connu sous le nom de « croisement doré ». Historiquement, ce schéma est souvent suivi de plusieurs mois de momentum positif, interprété par les fonds d’investissement et les investisseurs comme l’établissement d’une tendance haussière durable.
Par ailleurs, les accords commerciaux négociés par l’administration américaine contribuent à réduire l’incertitude et l’anxiété qui pèsent sur les marchés. Ces accords impliquent également des investissements significatifs, notamment au Japon et dans l’Union européenne, ainsi que des commandes de produits locaux, tels que des avions et des équipements énergétiques.
Malgré ces niveaux élevés, une préparation à des hausses supplémentaires à court terme reste pertinente. Cependant, pour les investisseurs ayant une vision à long terme, le moment pourrait être opportun pour envisager de réduire certaines positions, notamment si des facteurs fondamentaux confirment cette hypothèse. Ces facteurs pourraient inclure la réticence persistante de la Réserve fédérale américaine à assouplir sa politique monétaire et un affaiblissement de la conjoncture macroéconomique. La semaine à venir, riche en publications de données économiques, notamment les chiffres mensuels de l’emploi, sera donc cruciale pour évaluer la trajectoire future des marchés.
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