Publié le 29 septembre 2025 20h30. Une femme néerlandaise témoigne de son long combat contre une dissection artérielle coronaire spontanée (SCAD), une maladie cardiaque méconnue qui touche particulièrement les jeunes femmes, et de son parcours semé d’embûches jusqu’à la greffe cardiaque.
- La dissection artérielle coronaire spontanée (SCAD) est une cause rare de crise cardiaque, distincte des maladies cardiaques traditionnelles liées à l’accumulation de plaques.
- Les causes du SCAD restent largement inconnues, ce qui rend son diagnostic et son traitement complexes.
- Après des années de lutte, incluant l’implantation d’un défibrillateur et d’un cœur artificiel, la patiente a bénéficié d’une greffe cardiaque en avril 2024.
Ce qui a commencé comme une simple difficulté à l’effort s’est transformé en un véritable parcours du combattant pour cette femme active et en bonne santé. En 2011, elle a commencé à ressentir un essoufflement croissant lors de la pratique du vélo et de la natation. « Je me sentais mal, mais je ne savais pas quoi », confie-t-elle. Les symptômes se sont intensifiés, la forçant à ramper dans sa propre maison lors de crises de douleurs thoraciques intenses. Après de multiples consultations médicales, un Holter révéla une réaction anormale de son cœur, même lors d’efforts minimes. « Monter les escaliers me semblait gravir un marathon », se souvient-elle.
Le diagnostic de SCAD est finalement posé. Cette maladie, qui affecte de manière disproportionnée les femmes jeunes, se caractérise par une déchirure de la paroi d’une artère coronaire, réduisant l’apport sanguin au cœur. Contrairement à une crise cardiaque classique, elle n’est pas causée par un blocage dû à l’athérosclérose. Les causes exactes du SCAD demeurent un mystère, et il n’existe pas de traitement spécifique établi.
L’état de la patiente s’est rapidement détérioré, conduisant à une crise cardiaque en 2012. Elle a subi l’implantation d’un stent, mais les dommages étaient déjà considérables. Elle a ensuite reçu un défibrillateur implantable (CIM) pour prévenir les arythmies cardiaques, mais son cœur continuait de faiblir. En 2014, un test révéla que sa fonction cardiaque était réduite à seulement 20%, nécessitant l’implantation d’un cœur artificiel en attendant une greffe.
Après une longue attente, elle a été inscrite sur la liste d’attente pour une transplantation cardiaque en avril 2023 et a reçu un cœur de donneur en avril 2024, grâce à une technique innovante utilisant un cœur « dans la boîte », un dispositif permettant de préserver le cœur du donneur pendant le transport.
Aujourd’hui, elle se sent revivre. « Je n’ai plus de limites avec mon cœur de donneur. Cela me donne une liberté incroyable », témoigne-t-elle. Elle insiste sur l’importance d’une meilleure sensibilisation au SCAD et encourage les femmes à consulter un médecin en cas de symptômes inhabituels. « Si vous ne vous sentez pas bien et que vous avez des plaintes, allez voir votre médecin et parlez-en », exhorte-t-elle.
Elle a également accepté de mettre son cœur d’origine à disposition de la recherche, espérant ainsi contribuer à une meilleure compréhension du SCAD et à la découverte de traitements plus efficaces.
La Fondation Cœur Néerlandaise finance la recherche sur le SCAD
La Fondation Cœur Néerlandaise a accordé des subventions à deux études sur le SCAD :
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Une étude vise à améliorer le traitement du SCAD en évaluant l’efficacité d’une forme plus douce de fluidification sanguine.
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Une autre étude internationale étudie les causes du SCAD, en se concentrant sur les anomalies cellulaires dans la paroi des artères coronaires et le rôle des hormones féminines.
En savoir plus sur la recherche sur le SCAD (site de la Fondation Cœur Néerlandaise)
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