La prévention des maladies chez les porcs passe autant par un nettoyage rigoureux des élevages que par la désinfection, soulignent les experts. Une attention particulière doit être portée à l’élimination du biofilm, des matières fécales et à l’utilisation appropriée des désinfectants, afin de garantir une efficacité optimale.
Lors d’une conférence sur le renforcement de la compétitivité des jeunes agriculteurs de la province de Gyeonggi, qui s’est tenue le 23 septembre 2025 à Icheon, le professeur Song Dae-seop, spécialiste des virus à l’Université nationale de médecine vétérinaire de Séoul, a mis en garde contre une focalisation excessive sur la désinfection au détriment du nettoyage.
« On observe trop souvent des exploitations qui se concentrent uniquement sur la désinfection », a-t-il déclaré. « Or, le nettoyage doit impérativement précéder la désinfection pour maximiser l’effet antiparasitaire. »
Le professeur Song a précisé que le biofilm – une membrane protectrice sécrétée par les micro-organismes – constitue un obstacle majeur à l’action des désinfectants. Il est donc essentiel de l’éliminer régulièrement, notamment dans les coins et les interstices des bâtiments, à l’aide de détergents ou de nettoyeurs haute pression.
De même, les matières fécales, véritable terreau pour des bactéries pathogènes telles que E. coli et la salmonelle, doivent être impérativement enlevées avant toute désinfection. Un reliquat de fèces compromettrait l’efficacité du traitement et favoriserait la propagation rapide des maladies au sein de l’élevage.
Par ailleurs, il est déconseillé de combiner des désinfectants basiques et acides, car une réaction de neutralisation réduirait leur efficacité respective. L’utilisation simultanée de plusieurs types de désinfectants n’est pas synonyme d’une meilleure protection. Il est notamment à éviter de pulvériser de la chaux vive, basique, puis un désinfectant acide par-dessus.
Enfin, les experts rappellent que les véhicules de transport d’animaux et de fourrage peuvent jouer un rôle dans la dissémination des maladies entre les exploitations. Un nettoyage et une désinfection minutieux de ces véhicules, en insistant sur l’extérieur, les roues, la caisse et le siège du conducteur, sont donc indispensables.
À lire aussi
