La demande mondiale de pétrole pourrait atteindre un nouveau sommet dans les années à venir, selon une révision à la hausse des prévisions de Goldman Sachs et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ces estimations remettent en question les scénarios de déclin rapide de la consommation de combustibles fossiles.
Goldman Sachs anticipe désormais une demande de pétrole atteignant 113 millions de barils par jour d’ici 2040, contre 103,5 millions de barils en 2024. Cette révision significative contraste avec des prévisions antérieures qui tablaient sur un pic de la demande en 2034. L’AIE, de son côté, prévoit également que la demande de pétrole et de gaz pourrait continuer de croître jusqu’en 2050, malgré les efforts mondiaux pour atteindre la neutralité carbone.
Cette évolution est principalement attribuée à un rythme plus lent que prévu dans la transition énergétique. Les analystes de Goldman Sachs soulignent les obstacles à l’expansion des capacités de production d’énergies renouvelables, notamment les contraintes infrastructurelles liées à l’éolien et au solaire. L’adoption des véhicules électriques, bien que croissante, s’avère également moins rapide que prévu.
« Nous ne prévoyons pas de percées majeures dans les technologies à faibles émissions de carbone », ont écrit les analystes de la banque dans une note. Ils ajoutent que même après 2030, la demande de pétrole devrait se maintenir à un niveau élevé pendant une période prolongée.
L’AIE a également constaté un changement de priorités gouvernementales, passant de la réduction des émissions à la sécurité énergétique. Cette évolution s’explique par la difficulté des sources d’électricité à faibles émissions de carbone à répondre à la croissance globale de la demande énergétique. L’agence s’attend désormais à ce que la demande de pétrole atteigne également 113 millions de barils par jour d’ici 2050.
Goldman Sachs a également noté que le transport de marchandises alimenté au gaz naturel liquéfié (GNL) ne devrait pas connaître une adoption massive en dehors de la Chine, où il a déjà partiellement remplacé la demande de carburant pétrolier. Bien que la possibilité d’une accélération de l’adoption des technologies vertes à long terme soit envisagée, elle reste conditionnée aux politiques gouvernementales et à la capacité des énergies propres à répondre à la demande croissante.
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