Publié le 31 décembre 2025 à 05h00. Alors que le monde célèbre traditionnellement le passage à la nouvelle année le 1er janvier, de nombreuses cultures à travers le globe marquent ce renouveau selon des calendriers et des traditions bien spécifiques, reflétant une diversité de liens avec l’histoire, la religion et les cycles naturels.
- Le calendrier grégorien, largement adopté à l’échelle internationale, n’est pas universellement partagé comme point de départ de l’année.
- Le calendrier chinois, coréen, islamique, juif, éthiopien et amazigh, parmi d’autres, offrent des perspectives uniques sur le décompte du temps.
- Ces différences calendaires témoignent de la richesse des héritages culturels et de la diversité des conceptions du temps à travers le monde.
Le 1er janvier est une date symbolique pour de nombreuses nations, ancrée dans l’histoire romaine et l’influence du christianisme. Cependant, cette convention n’est qu’une parmi d’autres. L’histoire de multiples calendriers développés par les civilisations humaines illustre une vision du monde, des mouvements du soleil et de la lune, et du lien entre le temps, la religion, l’agriculture et le pouvoir politique.
Le calendrier grégorien – 1er janvier
Largement utilisé à l’échelle internationale, le calendrier grégorien sert de base officielle pour le début de la nouvelle année, le 1er janvier. Il est basé sur le calcul solaire et son adoption remonte à l’Empire romain, puis au christianisme, avant de s’étendre progressivement à travers le monde. Cette date n’est pas universelle, mais le résultat d’une hégémonie historique, culturelle et mathématique qui a conduit à un consensus mondial.
Le Nouvel An chinois
Les célébrations du Nouvel An chinois, basées sur un calendrier luni-solaire, se situent généralement entre fin janvier et mi-février. Cette date est déterminée par la deuxième nouvelle lune suivant le solstice d’hiver et varie chaque année. La fête dure traditionnellement quinze jours, culminant avec la Fête des Lanternes, lorsque la lune est pleine.
Le Nouvel An chinois est une fête familiale importante, axée sur les vœux de bonne chance et les retrouvailles. Ses racines remontent aux sociétés agricoles anciennes, qui célébraient la fin d’une saison et le début d’une autre, en espérant une récolte abondante. Des rituels religieux honoraient les dieux et les ancêtres à cette occasion.
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Le Nouvel An coréen – Seollal
Bien que la Corée du Sud utilise également le 1er janvier comme date officielle du début de l’année, le Seollal, le Nouvel An traditionnel coréen, reste une célébration culturelle et sociale majeure. Il tombe le premier jour du premier mois lunaire, généralement entre fin janvier et mi-février.
Les racines du Seollal remontent à plus de deux mille ans et sont liées au calendrier luni-solaire, influencé par la Chine. Cette période était autrefois associée au début du cycle agricole, symbolisant un nouveau départ pour la vie et le travail.
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Le calendrier islamique (Hégire)
Le calendrier islamique, ou calendrier Hégire, se base sur le cycle lunaire et commence avec le mois de Muharram. Avec environ 354 jours, il est plus court que le calendrier grégorien et sa position par rapport à celui-ci change chaque année. Il est largement utilisé dans les pays musulmans pour déterminer les dates des fêtes religieuses, comme le Ramadan et l’Aïd.
Approuvé au VIIe siècle, le calendrier Hégire est l’un des plus anciens encore en usage. Il est lié à l’événement de l’Hégire, la migration du prophète Mahomet, un moment charnière de l’histoire islamique.
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Le Nouvel An juif – Roch Hachana
Roch Hachana, le Nouvel An juif, est une occasion religieuse et spirituelle importante. Il tombe généralement en septembre ou en octobre, selon le calendrier hébreu, qui combine les cycles lunaire et solaire. Ce calendrier, dont les racines remontent à des milliers d’années, est lié à l’agriculture et aux traditions religieuses.
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Norouz – Nouvel An persan/d’Asie centrale
Norouz, le Nouvel An persan, est célébré avec l’équinoxe de printemps, le 20 ou le 21 mars. Ses racines remontent à plus de 3 000 ans et sont liées à l’héritage zoroastrien. Il est célébré dans de nombreux pays d’Asie centrale et du Moyen-Orient.
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Le Nouvel An amazigh – Yennayer
Les Amazighs, peuple autochtone d’Afrique du Nord, célèbrent leur Nouvel An, Yennayer, le 12 ou le 13 janvier. Cette fête est liée au début de la saison agricole et symbolise une nouvelle année de fertilité et de travail.
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Le Nouvel An éthiopien – Enkutatash
L’Éthiopie et l’Érythrée célèbrent le Nouvel An en septembre, sous le nom d’Enkutatash. Cette fête marque la fin de la saison des pluies et le début du printemps, symbolisant une nouvelle saison agricole.
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La diversité des célébrations du Nouvel An à travers le monde témoigne de la richesse des cultures humaines et de leurs différentes façons de concevoir le temps et le renouveau.
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