Publié le 19 décembre 2023 14:35:00. Des initiatives locales prometteuses en matière d’éducation sociale ont été mises en lumière par le Centre de recherche pratique en éducation sociale, démontrant comment l’apprentissage mutuel et la collaboration peuvent améliorer le bien-être des communautés à travers le Japon.
- Le Centre de recherche pratique en éducation sociale diffuse le programme d’information « Shaken no Mado » pour soutenir les projets locaux d’éducation sociale.
- Deux études de cas ont été présentées : le projet de développement urbain de Moka et le projet « Tobira » du Musée d’art métropolitain de Tokyo et de l’Université des Arts de Tokyo.
- Ces initiatives mettent en avant l’importance de l’apprentissage tout au long de la vie et de l’éducation sociale pour favoriser le bien-être régional.
Dans un contexte où le renforcement du tissu social local est devenu une priorité, le Centre de recherche pratique en éducation sociale (CRPES) s’engage à diffuser des pratiques innovantes en matière d’éducation sociale. Le programme d’information « Shaken no Mado » (littéralement « la fenêtre tremblante ») joue un rôle clé dans cette démarche, en compilant et en partageant des exemples concrets de réussite à l’échelle nationale. L’objectif est d’inspirer et d’aider les acteurs locaux à concevoir des projets adaptés à leurs besoins spécifiques.
Du 14 au 19 novembre 2021, le CRPES a organisé son 6ème cours de spécialité Reiwa pour agents d’éducation sociale. Cette formation, axée sur le thème de « L’apprentissage tout au long de la vie et l’éducation sociale où nous apprenons et nous soutenons mutuellement », visait à perfectionner les compétences des professionnels de l’éducation sociale et à les préparer à relever les défis de demain. Une des présentations marquantes de ce cours portait sur le « Projet de développement de la ville de Moka (Machitsuku) », une initiative ambitieuse impliquant activement les jeunes générations, notamment les lycéens, dans le développement communautaire.
Ce projet de Moka, présenté par le professeur Midori Sakaguchi de l’Université Meiji Gakuin, Daisuke Hayashi, chef de la section de promotion du développement urbain de la ville de Moka, et Keihiko Araki, enquêteur expert à l’Institut national de recherche sur les politiques éducatives, illustre la puissance des collaborations intersectorielles. Une vidéo présentant cette étude de cas est disponible en ligne.
Parallèlement, le Musée d’art métropolitain de Tokyo et l’Université des Arts de Tokyo ont développé une approche originale pour favoriser le bien-être local à travers l’art. Lancé en 2012, le « Projet Tobira » est un projet de conception sociale qui utilise les ressources culturelles du musée pour créer des liens entre les individus, les œuvres d’art et les lieux. Des « communicateurs artistiques », issus de divers horizons, travaillent ensemble pour animer des activités qui encouragent l’apprentissage mutuel et le soutien entre les participants.
Selon Tatsuya Ito, directeur adjoint et professeur au Centre de coopération sociale de l’Université des Arts de Tokyo, le projet Tobira permet aux spectateurs et aux guides d’apprendre et de se soutenir mutuellement grâce à l’art, contribuant ainsi à leur bien-être général. Yusuke Omuta, professeur assistant au sein du même centre, et Kasumi Kumagai, chef de la section de la communication artistique au Musée d’art métropolitain de Tokyo, ont également participé à la mise en œuvre de cette initiative. Une vidéo illustrant le projet Tobira est également accessible en ligne.
