Publié le 28 décembre 2025 à 05h03. Washington, D.C. offre des options culinaires variées, même avec un budget limité de 120 € (environ 1 500 francs suisses). Notre correspondant a exploré la capitale américaine pour trouver le meilleur repas possible, découvrant un lieu insolite qui allie littérature et gastronomie.
Le retour de Donald Trump en janvier a marqué un tournant à Washington, D.C., coïncidant avec une période de froid intense et un sentiment de renouveau politique. Cette atmosphère a également influencé les tendances culinaires de la ville.
Butterworth’s, un restaurant situé sur Capitol Hill, a rapidement gagné en popularité auprès des partisans de l’ancien président, devenant un lieu de rendez-vous prisé par la nouvelle garde conservatrice. Steve Bannon y a même fait une apparition remarquée lors d’une émission du Financial Times, assurant que Donald Trump se présenterait à un troisième mandat. Le restaurant a également reçu des critiques positives pour sa cuisine bistro revisitee et son personnel attentionné.
Il est possible de dîner chez Butterworth’s avec un budget de 120 €, en partageant par exemple un chou-fleur croustillant au caramel miso (18 $), en savourant un magret de canard vieilli à sec accompagné de chou frisé et de sauce verjus (37 $), ou en optant pour un cœur d’agneau à la bolognaise (29 $, un plat apprécié des habitués). Cependant, il faudra renoncer aux cocktails et se contenter de quelques verres de Sancerre, tout en prévoyant un pourboire d’au moins 20 %.
Une alternative plus intéressante, avec le même budget, est de se rendre à Kramers, une institution de Washington. Fondée dans les années 1940, cette librairie indépendante est également un bar et un café-restaurant, situé près de la célèbre fontaine verte de Dupont Circle. Kramers est considérée comme le berceau du concept de café-librairie aux États-Unis et était autrefois ouverte toute la nuit.
L’établissement a accueilli de nombreux visiteurs célèbres, tels que Maya Angelou et Barack Obama. En 1998, Kramers a fait la une des journaux lorsque son propriétaire, Bill Kramer, a refusé de divulguer les achats de livres de Monica Lewinsky à l’avocat indépendant Kenneth Starr, dans le cadre de l’enquête sur Bill Clinton.
Kramers est très fréquenté le week-end pour le brunch, surtout lorsque le temps le permet de s’asseoir en terrasse. Les nouveaux clients découvrent souvent le bar sombre après avoir traversé la section poésie, un parcours symbolique pour de nombreux auteurs. Le restaurant se trouve à l’arrière de la librairie.
La décoration est minimaliste, mais la carte est variée et la cuisine est de qualité. Le steak et les œufs (29 $) et le Kramers Benedict (22 $) sont des incontournables du brunch. Pour le dîner, la crème de crabe (14 $), servie avec une ciabatta grillée, et les choux de Bruxelles croustillants (12 $), agrémentés de citron, de parmesan et d’une sauce ranch, sont particulièrement recommandés. Les pizzas et les sandwichs américains sont également proposés.
Les plats principaux incluent un saumon noirci (25 $) et des crevettes et gruau avec saucisse andouille dans une sauce tomate épicée (22 $). Kramers est un endroit où l’on peut se faire plaisir sans culpabiliser. Le véritable point fort de l’établissement est cependant son gâteau triple chocolat (12 $), une gourmandise exceptionnelle.
La carte des vins est courte et abordable : une bouteille de Sauvignon Blanc (le seul vin blanc proposé) coûte 35 $. Cela permet de déguster un repas complet à deux pour environ 120 $ (sans compter les boissons sans alcool), ce qui laisse une marge pour un pourboire d’environ 30 $. Et, bien sûr, vous pourrez repartir avec un livre. kramers.com
