Les marchés boursiers américains ont clôturé l’année 2025 sur une note positive, malgré un léger ralentissement en fin d’année, tandis que les investisseurs anticipent une rotation sectorielle en 2026, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle. Les rendements obligataires ont légèrement augmenté, mais restent inférieurs aux niveaux de l’année précédente, avec des anticipations de baisses de taux d’intérêt en 2026.
Les indices américains ont affiché des gains significatifs sur l’ensemble de l’année : le S&P 500 a progressé de 16,7 % pour atteindre 6 845 points, le Nasdaq 100 a enregistré une hausse de 20,4 % à 25 249 points, le Dow Jones a gagné 13,4 % pour s’établir à 48 063 points, et le Russell 2000 a augmenté de 11,2 % à 2 481 points. C’est la troisième année consécutive de rendements à deux chiffres pour ces indices, mais les investisseurs se montrent désormais plus prudents face aux valorisations élevées et à la possibilité d’une sélection plus rigoureuse des valeurs en 2026, en particulier dans le secteur de l’IA.
Sur le marché obligataire, les rendements du Trésor américain ont connu une légère hausse mercredi, soutenus par des inscriptions au chômage plus faibles que prévu, ce qui témoigne de la résilience du marché du travail. Le taux à 10 ans reste cependant bien en dessous de ses niveaux de l’année dernière. Les attentes du marché, reflétées par les contrats à terme CME FedWatch, penchent vers un assouplissement monétaire en 2026, avec une première baisse de taux très probable au printemps, mais une conviction limitée quant à la possibilité de plus de deux baisses au cours de l’année.
Du côté des entreprises, l’action Nvidia (NASDAQ: NVDA) a terminé la séance en légère baisse (-0,6 %), se consolidant après une année 2025 performante. L’enthousiasme autour de l’IA semble s’essouffler en fin d’année, malgré des perspectives positives pour 2026 et des informations concernant une augmentation de la production. Tesla (NASDAQ: TSLA) a également reculé légèrement (-1 %) en attendant la publication de ses chiffres de production et de livraison trimestriels et annuels.
Nike (NYSE: NKE) a vu son action rebondir après la révélation d’achats d’actions par des membres de son conseil d’administration et par son PDG, ce qui a rassuré les investisseurs après une année difficile pour le géant de l’équipement sportif. À l’inverse, Warner Bros Discovery (NASDAQ: WBD) a chuté de 0,5 % suite à des informations suggérant qu’elle rejetterait l’offre de Paramount Skydance (NASDAQ: PARA) (-0,8 %).
Les actions dites “meme” ont connu des fortunes diverses : Beyond Meat (NASDAQ: BYND) a perdu 3,2 %, GoPro a cédé 4,1 %, AMC a baissé de 2,5 % et GameStop (NYSE: GME) a reculé de 2,1 %. Les cryptomonnaies et les actions liées à ce secteur ont également été touchées par une aversion au risque et une prise de bénéfices de fin d’année : Coinbase (-2,4 %), MicroStrategy (-2,4 %), Mara Holdings (-3,8 %), Station spatiale Gemini (-0,2 %) et haussier (-3,7 %).
Sur le marché des matières premières, l’or a progressé pour atteindre 2 000 $ (environ 1 860 €), soutenu par les anticipations de baisses de taux de la Fed et les tensions géopolitiques. Le pétrole brut est revenu au-dessus de 73 $ (environ 68 €) après avoir atteint 84 $ plus tôt dans la semaine, mais affiche toujours sa meilleure performance annuelle. CME a augmenté ses marges sur les contrats à terme, et les restrictions chinoises à l’exportation de produits en argent ont été notées par les acteurs du marché.
Le pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) oscille autour de 57 $ (environ 53 €), clôturant 2025 avec sa plus forte baisse annuelle depuis 2020, en raison d’une offre mondiale abondante, de niveaux de stockage élevés et d’un ralentissement de la demande après les fêtes de fin d’année. L’attention se porte désormais sur la réunion de l’OPEP+ ce week-end, qui pourrait donner des indications sur la production. Certains analystes prévoient un excédent d’offre au début de 2026 et suggèrent que les prix pourraient devoir chuter à 50 $ (environ 46 €) pour inciter à de nouvelles réductions de production, bien que les risques géopolitiques actuels offrent un certain soutien à court terme. Les données hebdomadaires de l’EIA montrent une baisse des stocks de pétrole (-1,9 million de barils), mais des augmentations importantes des stocks d’essence (+5,8 millions de barils) et de distillats (+5 millions de barils). La production pétrolière américaine a atteint un niveau record de 13,87 millions de barils par jour en octobre.
Le bitcoin a connu une hausse précoce, approchant les 89 000 $ (environ 83 000 €) après une baisse de 6 % en 2025, avec des volumes d’échange dépassant les 3 000 $. Le sentiment reste toutefois prudent. L’euro n’a pas réussi à se maintenir au-dessus de 1,08 $, avec un repli du dollar ce matin, après une baisse annuelle de 9 %. Le forint bulgare a connu une année 2025 solide, en hausse de 14 %, avec un début positif après l’adoption de l’euro par la Bulgarie.
Selon les données de Capital.com, les clients montrent un fort intérêt pour les indices, les matières premières et une attitude mitigée envers les changes. Les achats massifs concernent les quatre indices boursiers américains, avec un engouement particulier pour le S&P 500 (75 %) et le Russell 2000 (77 %). L’intérêt est également élevé pour le Hang Seng (87 %) et l’ASX (85 %), bien qu’il montre des signes de ralentissement (achat léger à 51 %). L’or (80 %), l’argent (85 %), le platine (81 %) et le WTI (87 %) sont également très demandés.
Les données économiques américaines ont montré une amélioration des inscriptions au chômage, à 199 000, en dessous des prévisions de 219 000 et en baisse par rapport aux 215 000 précédents. Les demandes de prestations de chômage ont également diminué, passant de 1,91 million à 1,86 million.
À l’agenda de ce jour, figurent la publication de nouveaux indices PMI manufacturiers et les chiffres du quatrième trimestre de Tesla. La réunion de l’OPEP+ dimanche devrait aboutir au maintien du gel de la production pétrolière.
