Publié le 2024-05-03 14:30:00. Les États-Unis ont annoncé avoir capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, les expulsant du pays suite à une opération militaire surprise. Caracas dénonce une agression et décrète l’état d’urgence.
- Le président américain Donald Trump affirme que les États-Unis ont mené une opération réussie visant à capturer Nicolás Maduro et son épouse.
- Le gouvernement vénézuélien a dénoncé une « agression militaire extrêmement grave » et a appelé à la mobilisation de la population.
- Des témoins à Caracas ont rapporté des explosions, des coupures de courant et la présence de fumée dans le ciel.
L’annonce, faite par Donald Trump sur son réseau social Truth Social, a pris de court la communauté internationale. Selon le président américain, cette action fait suite à une escalade des tensions liées au trafic de drogue et à la situation politique au Venezuela.
Le gouvernement vénézuélien a immédiatement réagi en condamnant fermement ce qu’il qualifie d’« agression militaire ». Dans un communiqué, il a déclaré :
« Le Venezuela rejette, répudie et dénonce devant la communauté internationale l’agression militaire extrêmement grave perpétrée par l’actuel gouvernement des États-Unis d’Amérique contre le territoire et le peuple vénézuéliens. »
Des témoins à Caracas ont décrit une situation chaotique. Des explosions ont été signalées dans plusieurs quartiers, notamment dans la capitale et les États de Miranda, Aragua et La Guaira. Des coupures de courant ont également été observées dans le sud de la ville, à proximité d’une importante base militaire. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des colonnes de fumée s’élevant dans le ciel, mais leur authenticité n’a pas pu être vérifiée immédiatement par Reuters.
L’opération américaine intervient après des mois de pression croissante exercée par l’administration Trump sur le Venezuela. Trump a décrété un « blocus » du pétrole vénézuélien, renforcé les sanctions économiques et ordonné des frappes contre des navires soupçonnés d’être impliqués dans le trafic de drogue dans les Caraïbes et le Pacifique. La semaine dernière, il avait déjà affirmé que les États-Unis avaient « frappé » une zone du Venezuela utilisée pour le chargement de drogues, marquant une première incursion militaire directe sur le territoire vénézuélien depuis le début de cette campagne de pression.
Bien que le Pentagone n’ait pas encore officiellement commenté l’opération, un responsable américain, sous couvert d’anonymat, a confirmé que des frappes étaient en cours à l’intérieur du Venezuela. Les États-Unis avaient également déployé une importante force militaire dans la région, comprenant un porte-avions, des navires de guerre et des avions de combat avancés.
Donald Trump avait à plusieurs reprises menacé d’intervenir militairement au Venezuela, et avait même fait pression en privé sur Nicolás Maduro pour qu’il quitte le pouvoir, selon des sources proches du dossier. Lundi, il avait déclaré qu’il serait « intelligent » pour Maduro de démissionner.
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