Publié le 15 novembre 2025 à 16h42. L’administration Trump durcit les conditions d’entrée aux États-Unis en envisageant de refuser des visas aux personnes souffrant d’obésité, de diabète ou d’autres problèmes de santé chroniques, au nom de la lutte contre les « charges publiques ».
- L’administration américaine pourrait refuser des visas aux ressortissants étrangers en raison de leur état de santé, notamment l’obésité et le diabète.
- Ces décisions s’inscrivent dans une politique plus large visant à limiter l’immigration aux États-Unis.
- Les nouvelles directives, qui entreront en vigueur en janvier 2026, obligent à évaluer l’impact financier potentiel des problèmes de santé des immigrants sur le système de santé américain.
Washington justifie cette mesure en arguant que les personnes souffrant de certaines affections médicales sont plus susceptibles de devenir une « charge publique », c’est-à-dire de nécessiter une aide financière importante pour leurs soins de santé. Cette politique s’ajoute à d’autres restrictions déjà mises en place, comme la demande de garanties financières allant jusqu’à 15 000 dollars américains pour les voyageurs de certains pays, des frais de 100 000 dollars américains pour les travailleurs détenteurs d’un visa H-1B, et le refus de visas basé sur des opinions jugées « anti-américaines ».
Selon un câble envoyé début novembre par le Département d’État américain à ses ambassades et consulats à travers le monde, les agents d’immigration devront désormais prendre en compte un large éventail de conditions médicales, notamment les maladies cardiovasculaires et respiratoires, le cancer, le diabète, les maladies métaboliques et neurologiques, ainsi que les troubles mentaux. Ces affections pourraient nécessiter des soins médicaux dont le coût pourrait s’élever à plusieurs centaines de milliers de dollars.
Tous les demandeurs de visa de résidence permanente devront se soumettre à un examen médical approfondi réalisé par un professionnel de la santé agréé par le gouvernement. Ils seront également testés pour les maladies infectieuses, comme la tuberculose, et devront révéler tout antécédent de consommation de drogues ou d’alcool, de problèmes de santé mentale ou de violence. La vaccination contre des maladies telles que la rougeole, la polio et l’hépatite B sera également exigée.
La nouvelle directive donne aux agents d’immigration un pouvoir accru pour accepter ou refuser des visas en fonction de l’état de santé du demandeur et de sa capacité à financer ses propres soins médicaux sans recourir à l’aide gouvernementale. Le câble du Département d’État pose explicitement la question suivante : « Le demandeur dispose-t-il de ressources financières suffisantes pour couvrir les coûts de ces soins au cours de sa vie sans recourir à une aide financière publique ou à des soins de longue durée aux frais du gouvernement ? »
Les autorités devront également évaluer la santé des membres de la famille du demandeur, y compris les enfants ou les parents âgés, et déterminer si leurs besoins en matière de soins pourraient empêcher le demandeur de conserver son emploi. Une autre question posée dans le câble est la suivante : « Est-ce que des personnes à charge ont un handicap, des problèmes de santé chroniques ou d’autres besoins spéciaux et nécessitent des soins qui rendent le demandeur incapable de conserver son emploi ? »
Environ 10 % de la population mondiale souffre de diabète, et les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès dans le monde. Cette nouvelle politique américaine pourrait donc considérablement réduire le nombre d’immigrants admis aux États-Unis.
