Publié le 24 septembre 2025. Une nouvelle approche thérapeutique pourrait permettre de contrer la résistance aux traitements hormonaux dans le cancer de la prostate avancé, en restaurant la sensibilité des cellules tumorales et en empêchant leur transformation en formes plus agressives.
- L’inhibition de la protéine NSD2 s’avère prometteuse pour contrer la résistance à l’enzalutamide, un traitement hormonal clé.
- Cette stratégie pourrait également bloquer la transformation des cellules cancéreuses en formes neuroendocrines, particulièrement difficiles à traiter.
- Les résultats, obtenus sur des organoïdes et un modèle animal, ouvrent la voie à de nouvelles pistes de recherche.
Des chercheurs internationaux ont identifié une cible thérapeutique potentielle pour lutter contre l’évolution du cancer de la prostate avancé, une maladie pour laquelle les options de traitement s’amenuisent souvent avec le temps. De nombreux patients, malgré une hormonothérapie de sevrage, voient leur tumeur progresser. Un phénomène de résistance s’installe, et dans certains cas, les cellules cancéreuses se transforment en cellules neuroendocrines, moins sensibles aux traitements hormonaux classiques.
L’équipe de recherche a découvert que l’inhibition de la protéine NSD2 pourrait inverser cette résistance. En bloquant l’action de cette protéine, les cellules tumorales redeviennent sensibles à l’enzalutamide, un inhibiteur des récepteurs androgènes largement utilisé dans le traitement du cancer de la prostate. De plus, cette approche semble empêcher la transformation des cellules en formes neuroendocrines.
Les études ont été menées sur des organoïdes – des modèles tridimensionnels de tissus tumoraux cultivés en laboratoire – et sur un modèle de souris. Les résultats, publiés dans la revue Nature (DOI : 10.1038/s41586-025-09727-z), suggèrent que cibler NSD2 pourrait représenter une nouvelle stratégie prometteuse pour améliorer le traitement du cancer de la prostate avancé et prolonger la survie des patients.
