Home MondeUn Thaïlandais décède à la frontière cambodgienne, victime présumée de trafic d’êtres humains

Un Thaïlandais décède à la frontière cambodgienne, victime présumée de trafic d’êtres humains

by Clara Dubois

Publié le 18 novembre 2025 à 15h10. La découverte de deux corps de citoyens thaïlandais dans un bâtiment à la frontière cambodgienne relance les inquiétudes concernant les réseaux de trafic d’êtres humains et de travail forcé opérant dans cette zone grise.

  • Sarawut, un Thaïlandais, a été retrouvé mort dans un immeuble à Poipet, à la frontière thaï-cambodgienne.
  • Sa mort pourrait être liée à des activités de trafic d’êtres humains, comme le suggèrent des témoignages de survivants.
  • Cette découverte intervient après celle du corps d’une autre Thaïlandaise, Suda, dans le même immeuble.

Le corps de Sarawut, dont le nom complet est inconnu mais qui était également connu sous le nom de Toto, a été découvert au sixième étage du bâtiment B, bureau numéro 218, à Poipet. Selon des informations rapportées par The Star, cet endroit est le même où le corps de Suda, une femme thaïlandaise originaire de Phang-nga, avait été retrouvé précédemment.

Des survivants et des témoins affirment que Sarawut a été victime d’une agression brutale. Ils rapportent qu’il aurait été frappé avec un objet métallique et soumis à des chocs électriques jusqu’à son décès. L’enquête pointe vers un commanditaire chinois et des agresseurs thaïlandais impliqués dans un réseau de trafic d’êtres humains et de travail forcé.

Un ami de Sarawut, qui a réussi à s’échapper de ce réseau, a contacté le Centre de la Fondation Immanuel (IMF) pour obtenir de l’aide afin de rapatrier le corps de Sarawut en Thaïlande. Il craint que les membres du groupe ne tentent d’inhumer discrètement le corps afin de dissimuler le crime.

Ces affaires suscitent l’inquiétude des familles thaïlandaises qui ont perdu des proches attirés par des offres d’emploi au Cambodge, souvent dans des zones où les activités illégales sont florissantes. De nombreuses victimes ne sont jamais signalées et les enquêtes sont souvent incomplètes.

L’affaire de Suda, une jeune femme de 26 ans, a également été marquée par des difficultés. Son corps a finalement été retrouvé à Phnom Penh juste avant sa crémation dans un temple. Le 14 novembre 2025, sa famille avait déposé une déclaration de disparition au poste de police de Khok Kloi, dans le district de Takua Thung, province de Phang Nga, après avoir appris que Suda, employée dans une opération de fraude en ligne au Cambodge, était décédée suite à une punition.

Le corps de Suda est actuellement sous la garde de l’ambassade thaïlandaise à Phnom Penh en attendant son rapatriement en Thaïlande, afin que sa famille puisse lui offrir les rites funéraires appropriés.

(FCA/semaine)

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.