Home SantéUne femme enceinte du Bengale occidental expulsée et ramenée du Bangladesh en Inde

Une femme enceinte du Bengale occidental expulsée et ramenée du Bangladesh en Inde

by Sophie Martin

Publié le 7 décembre 2025 à 15h23. Après plus de cinq mois de détention au Bangladesh, Sunali Khatun, une migrante enceinte, est rentrée en Inde grâce à une décision de la Cour suprême et reçoit désormais des soins médicaux dans l’attente de son accouchement.

  • Sunali Khatun, arrêtée en juin et expulsée vers le Bangladesh, a été rapatriée vendredi et hospitalisée samedi à Rampurhat.
  • Elle témoigne des conditions difficiles de sa détention et de son inquiétude pour son mari et d’autres personnes expulsées avec elle.
  • Ses enfants, Afreen (6 ans) et Sabir (8 ans), ont retrouvé leur mère et sont pris en charge par l’hôpital.

Sunali Khatun, une migrante résidant à Murarai, dans le district de Birbhum, a vécu une épreuve particulièrement difficile. Arrêtée en juin par la police de Delhi, soupçonnée d’être de nationalité bangladaise, elle a été expulsée vers le pays voisin. Après une bataille juridique menée par des députés du Congrès de Trinamool, la Cour suprême a ordonné son rapatriement, qui a eu lieu vendredi par la frontière de Malda. Elle a ensuite été admise à l’hôpital gouvernemental de Rampurhat, où elle est sous surveillance médicale en raison de sa grossesse avancée.

Dans son lit d’hôpital, Sunali Khatun a raconté son calvaire.

« C’était une torture de vivre dans une cellule d’isolement de la prison bangladaise. »

Sunali Khatun

Elle a passé plus de cent jours au centre correctionnel de Chapai Nawabgunj, accusée d’être une infiltrée. Elle a eu la chance de pouvoir garder son fils, Sabir, avec elle, mais son mari, Danesh, a été emmené ailleurs, ce qui suscite de vives inquiétudes. Elle exprime également son angoisse pour le sort de Sweety Bibi et de ses enfants, qui ont été libérés sous caution par un tribunal bangladais mais n’ont pas encore pu rentrer en Inde.

La réunion avec ses enfants a été un moment d’émotion. Afreen, six ans, n’a cessé de rire en voyant sa mère transportée à l’hôpital, ignorant les flashs des photographes. Elle tenait fermement son frère aîné, Sabir, qu’elle n’avait pas vu depuis cinq mois. Elle a simplement déclaré, en désignant sa mère :

« C’est ma mère. »

Afreen

Afreen avait échappé à la déportation car elle vivait avec ses grands-parents à Murarai au moment de l’arrestation de ses parents. Sabir, huit ans, a fait preuve d’une maturité surprenante, se montrant préoccupé par l’attention médiatique et se plaignant d’un simple mal de gorge :

« J’ai un peu mal à la gorge. Mais sinon, je vais bien. »

Sabir

Sunali Khatun se dit reconnaissante envers la ministre en chef Mamata Banerjee pour son soutien.

« Je suis si heureuse de retrouver ma fille et mes parents. Cela ne serait pas arrivé sans le soutien de la ministre en chef Mamata Banerjee. »

Sunali Khatun

Elle ne ressent pas d’inconfort physique majeur, si ce n’est une légère inquiétude pour son enfant à naître.

Les autorités de l’hôpital ont confirmé que les enfants de Sunali et sa mère, Jyotsna Bibi, pourront rester à l’hôpital jusqu’à sa sortie après l’accouchement. Le député du Congrès de Trinamool, Samirul Islam, qui a mené la bataille juridique, a qualifié le retour de Sunali de « victoire des opprimés contre la puissance du gouvernement central », dénonçant une tentative d’utiliser cette affaire à des fins communautaires. Il a souligné que le défi suivant est de ramener les quatre autres personnes toujours bloquées au Bangladesh.

Le Dr Mosarraf Hossain, député TMC de Murarai, a annoncé qu’il prendrait personnellement en charge les frais médicaux de Sunali pendant son séjour à l’hôpital de Rampurhat.

(À l’exception du titre, cette histoire n’a pas été éditée par le personnel de NDTV et est publiée à partir d’un flux syndiqué.)

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