Publié le 16 janvier 2026 à 21h15. Les autorités iraniennes ont annoncé l’arrestation de plus de 3 000 personnes accusées d’être impliquées dans les récentes protestations qui ont secoué le pays, alors que le gouvernement tente de rétablir l’ordre face à une crise économique persistante.
- Plus de 3 000 personnes ont été arrêtées en lien avec les manifestations qui ont débuté fin décembre.
- Les autorités accusent des éléments liés à Israël et aux États-Unis d’avoir alimenté les troubles.
- Les protestations, initialement pacifiques, ont dégénéré en violences et en dégradations de biens publics.
Selon l’agence de presse semi-officielle Tasnim, les personnes arrêtées incluent des figures de proue des « émeutes », des individus soupçonnés d’être affiliés à Israël, des personnes portées disparues armées, ainsi que des participants aux actes de vandalisme et aux meurtres commis durant les manifestations. Les autorités iraniennes affirment que la situation est revenue au calme ces derniers jours, malgré les tentatives continues de « raviver les émeutes ».
Les manifestations ont éclaté fin décembre dans plusieurs villes iraniennes, en réaction à la forte dépréciation du rial, la monnaie nationale. Le gouvernement a reconnu les revendications économiques exprimées par les manifestants et s’est déclaré prêt à y répondre, tout en condamnant fermement la violence et les actes de vandalisme. Les autorités ont mis en garde contre toute tentative de déstabilisation du pays.
Les premières manifestations, organisées de manière pacifique, ont progressivement pris une tournure violente, notamment les 8 et 9 janvier, avec des attaques contre des mosquées, des bâtiments gouvernementaux, des banques et d’autres biens publics. Les autorités iraniennes imputent directement la responsabilité de cette escalade à l’influence des États-Unis et d’Israël.
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