Publié le 1er octobre 2025 à 21h50. Dans un geste diplomatique sans précédent, le président colombien Gustavo Petro a ordonné l’expulsion de l’ensemble de la délégation israélienne en Colombie et la suspension du traité de libre-échange entre les deux pays, suite à l’arrestation de citoyens colombiens participant à une mission humanitaire à Gaza.
- Le président Petro a annoncé l’expulsion de la délégation diplomatique israélienne et la dénonciation de l’accord de libre-échange.
- Le procureur général de la nation, Gregorio Eljach, a souligné l’importance de maintenir de bonnes relations internationales tout en respectant les décisions présidentielles.
- Cette décision intervient après l’arrestation de deux citoyens colombiens à bord du navire humanitaire Sumud, naviguant vers Gaza.
La décision du président Petro, annoncée via son compte X (anciennement Twitter), marque une escalade significative des tensions diplomatiques entre la Colombie et Israël. Il a justifié cette mesure par l’arrestation de deux ressortissants colombiens qui participaient à une mission de solidarité humanitaire en faveur de la population palestinienne à Gaza. Dans un message publié sur le réseau social, le président a dénoncé ce qu’il considère comme un « nouveau crime international » de la part du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
« Si ces informations sont vraies, il existe un nouveau crime international de Netanyahu. Deux citoyens colombiens qui étaient dans des activités de solidarité humaine avec la Palestine ont été arrêtés dans les eaux internationales. Le ministère des Affaires étrangères doit faire toutes les demandes respectives, même… »
Gustavo Petro, Président de la Colombie
Le procureur général de la nation, Gregorio Eljach, a réagi peu après l’annonce présidentielle, insistant sur la nécessité de préserver des relations internationales harmonieuses, notamment dans les domaines du commerce et des investissements. Il a toutefois affirmé qu’il incombe au président de définir la politique étrangère du pays.
« La meilleure chose est qu’il y ait une harmonie dans les relations internationales, surtout lorsqu’elle implique des affaires, du commerce, des investissements publics – privé, de l’offre de biens que nous ne produisons pas. Nous devons nous comprendre les uns les autres. Nous devons respecter les décisions du président, car il est l’autorité administrative la plus élevée et celle qui exerce des relations internationales. Ce que le président décide dans cette mesure. »
Gregorio Eljach, Procureur général de la nation
Cette crise diplomatique s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre le président Petro et Israël. Récemment, les États-Unis ont révoqué le visa du président colombien après qu’il ait participé à des manifestations à New York en soutien au peuple palestinien. Le département d’État américain a justifié cette décision en affirmant que le président Petro avait « incité les soldats américains à désobéir aux ordres et à encourager la violence » lors d’un rassemblement public. Le département d’État américain a confirmé cette révocation de visa sur son compte X.
La situation humanitaire à Gaza reste un point de friction majeur, exacerbant les tensions diplomatiques et conduisant à des mesures aussi radicales que l’expulsion de diplomates et la suspension d’accords commerciaux.
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