Publié le 14 novembre 2025 à 18h37. La Chine critique vivement les Pays-Bas pour leur intervention dans le dossier Nexperia, accusant La Haye de mettre en péril la sécurité de la chaîne d’approvisionnement mondiale en puces électroniques. Des discussions sont prévues la semaine prochaine entre les deux pays.
- La Chine accuse les Pays-Bas de compromettre la sécurité mondiale des semi-conducteurs.
- Le ministre néerlandais Vincent Karremans maintient sa décision de placer Nexperia sous tutelle.
- Une délégation néerlandaise se rendra en Chine la semaine prochaine pour tenter de résoudre le conflit.
Le ministère chinois du Commerce a réagi aux déclarations de Vincent Karremans, le ministre néerlandais des Affaires économiques et du Climat, qui a placé Nexperia sous administration provisoire fin septembre. Cette mesure visait à empêcher une éventuelle fuite de savoir-faire et de propriété intellectuelle vers la Chine. Le ministre Karremans a affirmé, dans un entretien accordé au The Guardian, qu’il prendrait la même décision dans une situation similaire.
Selon Pékin, le ministre Karremans déforme les faits et manque de discernement. Le ministère chinois estime que les Pays-Bas ont mis en danger la stabilité de la chaîne d’approvisionnement mondiale en puces et espère que La Haye se concentrera sur la résolution des problèmes plutôt que sur leur création.
Une délégation néerlandaise se rendra en Chine la semaine prochaine pour discuter du différend lié à Nexperia. Les restrictions à l’exportation ont été levées et la livraison de puces chinoises vers l’Europe, à des fins non militaires, reprend progressivement.
Le siège social de Nexperia est situé à Nimègue, mais l’entreprise est contrôlée par le groupe chinois Wingtech. Après l’intervention de Karremans, la Chine avait déjà accusé les Pays-Bas, début novembre, d’être responsables de la « perturbation et du chaos » sur le marché mondial des puces, comme le rapporte nu.nl.
Image : Nicolas Economou/NurPhoto via Getty Images
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