Publié le 22 novembre 2025 à 15h07. La dépression post-partum, un trouble fréquent affectant les jeunes mères, est au cœur de nombreuses études visant à mieux comprendre ses facteurs de risque et à améliorer la prise en charge, notamment en tenant compte du contexte social et culturel.
- Plusieurs recherches mettent en évidence l’impact de la pandémie de COVID-19 sur l’augmentation des cas de dépression post-partum.
- Les facteurs de risque sont multiples et incluent des éléments socio-démographiques, individuels, relationnels et liés à l’accouchement.
- Le soutien psychosocial, impliquant sages-femmes, pairs aidants et professionnels de la santé mentale, apparaît comme un élément clé de la prévention et du traitement.
La dépression post-partum, un enjeu de santé publique majeur, continue de faire l’objet d’une attention croissante de la part des chercheurs. Une revue de la littérature et une méta-analyse menées par Chen Q. et al. (2022) ont permis d’évaluer la prévalence et les facteurs de risque associés à ce trouble pendant la pandémie de COVID-19. Lien vers l’étude. Ces travaux confirment une augmentation significative des cas de dépression post-partum durant cette période, soulignant l’importance de renforcer les dispositifs de soutien aux jeunes mères.
Les facteurs de risque identifiés sont variés. Alshikh Ahmad H., Alkhatib A. et Luo J. (2021) ont réalisé une revue systématique et une méta-analyse portant sur la région du Moyen-Orient, révélant des facteurs tels que le manque de soutien social, les antécédents de troubles mentaux et les difficultés financières. Lien vers l’étude. Smorti M. et al. (2019) ont également souligné le rôle des caractéristiques socio-démographiques, individuelles, relationnelles et liées à l’accouchement dans le développement de la dépression post-partum. Lien vers l’étude.
Plusieurs études mettent en avant l’importance d’une approche interculturelle pour comprendre et traiter la dépression post-partum. Evagorou O., Arvaniti A. et Samakouri M. (2016) ont exploré les manifestations, les pratiques appliquées, les facteurs de risque et les interventions thérapeutiques dans différents contextes culturels. Lien vers l’étude. De même, Shamasbi S. et al. (2020) ont étudié la relation entre le fonctionnement maternel et la santé mentale des femmes iraniennes après l’accouchement. Lien vers l’étude.
Les interventions psychosociales semblent jouer un rôle crucial dans la prévention et le traitement de la dépression post-partum. Sangsawang B. et al. (2022) ont démontré l’efficacité du soutien psychosocial fourni par les sages-femmes et la famille aux jeunes mères. Lien vers l’étude. Cluxton-Keller F. et Bruce M.L. (2018) ont confirmé l’efficacité des interventions thérapeutiques familiales. Lien vers l’étude. Baldwin A. et al. (2022) soulignent l’importance d’une approche collaborative impliquant sages-femmes, pairs aidants et professionnels de la santé mentale périnatale. Lien vers l’étude.
Enfin, il est essentiel de prendre en compte les besoins spécifiques des mères, notamment en matière de soutien et d’information. Madray C. et al. (2022) ont identifié des besoins non satisfaits chez les jeunes mères, soulignant la nécessité d’améliorer la qualité des soins postnatals. Lien vers l’étude. Almalik M.M. (2017) a également mis en évidence l’importance de comprendre les besoins des mères en post-partum pour adapter les services de santé. Lien vers l’étude.
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