Home AffairesC’est mon fils maintenant – le principal snob du vin du nord de Dublin – The Irish Times

C’est mon fils maintenant – le principal snob du vin du nord de Dublin – The Irish Times

by Amélie Bernard

Publié le 18 octobre 2025 05:01:00. Une soirée dans un restaurant dublinois apparemment tranquille révèle des tensions familiales et des soupçons troublants concernant les activités financières de son propriétaire.

Ronan, fils de l’aubergiste, tente d’initier son père, Rosser, aux subtilités de la dégustation de vin, une expérience qui vire rapidement au bizarre. Au-delà de l’exercice de style œnologique, une conversation révèle des enjeux bien plus importants, soulevant des questions sur l’avenir de l’établissement Fionnuala’s on the Green et la nature des relations de Ronan avec un certain milieu.

La soirée commence innocemment, avec Ronan versant un généreux verre de vin rouge à son père. « Tiens, Rosser, fais-toi plaisir avec ça », lance-t-il, avant de révéler qu’il s’agit d’un « des plus grands Lafite jamais produits ». Rosser, sceptique, note l’emphase de son fils, désormais un « snob du vin du nord de Dublin ». Ronan insiste : « Tu dois le faire avant, Rosser. »

L’exercice de dégustation se transforme en une série de questions et de réponses déconcertantes. Ronan cherche à décrypter les arômes du vin, interrogeant son père sur ses perceptions : « Dis-moi ce que tu ressens. Du pain ? De la réglisse, peut-être ? Et des lits noirs ? » Rosser, dépassé, se demande simplement s’il peut enfin boire son verre. « C’est sympa », finit-il par concéder, ce qui provoque une réaction outrée de la part de Ronan : « Bien ? On pourrait dire ça, Rosser, ou on pourrait dire que c’est étonnamment éloquent, avec un arrière-goût serré mais en même temps exubérant et complexe. »

La conversation prend une tournure plus personnelle lorsque Ronan révèle que son grand-père et un certain Hennessy lui offrent une « énorme opportunité » dans ce domaine. Il explique qu’il suit un cours pour devenir sommelier, et qu’il pourrait être envoyé à Paris pour le Nouvel An. « Tu dis Paris ? Oh, eh bien, je suppose que ça pourrait être pire. J’ai toujours eu peur que tu sois entraîné dans une vie de crime », répond Rosser, provoquant l’agacement de son fils.

L’ambiance du restaurant, décrit comme calme même un mardi soir, est perturbée par la présence d’anciens associés de Ronan – surnommés Nudger, Git Cunningham, Buckets of Blood, Stacks of Money et Larry the Lifer – qui semblent avoir pris possession des lieux. Buckets of Blood, remarquant l’échange entre les deux hommes, s’enquiert : « Et ce garçon, Rosser ? Tu dois être fier, quoi ? »

Rosser se souvient alors des débuts de leur relation, lorsque Ronan tentait de se débarrasser de ses empreintes digitales. Ronan, amusé, admet avoir été un « rêveur » et avoir eu recours à des « produits chimiques » pour y parvenir. Il minimise ensuite l’état du restaurant, affirmant qu’il reprendra rapidement, malgré le fait qu’il soit presque vide. Honor, la maîtresse d’hôtel, est pointée du doigt pour sa stratégie consistant à donner l’impression que le restaurant est complet, en refusant des réservations de manière abrupte.

« Ils ne feront pas. J’ai verrouillé la porte d’entrée », déclare Honor, confirmant sa tactique. Le vieil homme, le propriétaire, approuve : « Une fois que la nouvelle se sera répandue qu’il est pratiquement impossible d’entrer ici, ils feront la queue autour du pâté de maisons. »

La situation prend une tournure encore plus inquiétante lorsque Rosser découvre un billet de 20 yoyos (environ 20 euros) dans la caisse, alors que les cinq hommes ont consommé trois plats et au moins six bouteilles de vin. Il accuse les clients de profiter de la générosité de son père. Le vieil homme s’excuse auprès de Nudger, ce qui choque Rosser. « Je n’arrive pas à croire que tu te laisses jouer comme ça », s’indigne-t-il.

En ouvrant la caisse, Rosser découvre alors une somme considérable d’argent liquide, estimée à 20 ou 30 000 euros, principalement en billets de 50 euros. Ronan tente de justifier cela en expliquant qu’il s’agit d’un « flotteur » nécessaire à toute entreprise. Mais Rosser, réalisant l’absence de transactions en espèces, comprend soudainement l’horreur : « Oh mon Dieu, est-ce que Fionnuala’s on the Green est une façade pour blanchir de l’argent sale ? »

Ronan réagit vivement : « Celui qui met son nez dans une ruche, Rosser, reçoit plus qu’une charge de miel. »

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.