La santé mentale et comportementale, longtemps à la traîne dans la transformation numérique du secteur de la santé, va bénéficier d’un investissement fédéral de 20 millions de dollars (environ 18,5 millions d’euros). Cette initiative vise à moderniser les infrastructures, à harmoniser les données et à améliorer l’accès aux soins.
Baptisée BHIT (pour Behavioral Health IT, ou technologies de l’information sur la santé comportementale), ce partenariat entre l’ASTP et la SAMHSA se concentre sur trois axes principaux : la standardisation des données de santé comportementale, la promotion de l’adoption des Dossiers Sociaux Electroniques (DSE) et l’amélioration de l’intégration entre la santé mentale et la santé physique. Kacie Kelly, chef de l’innovation au Meadows Mental Health Policy Institute, souligne un historique de disparités : « La santé comportementale a été exclue de la loi HITECH, créant des lacunes de longue date en matière de normes d’infrastructure, de financement et de données que BHIT s’efforce désormais de combler. »
L’interopérabilité et l’utilisation de l’USCDI + (United States Core Data for Interoperability) sont au cœur de cette démarche. Des projets pilotes sont en cours pour tester l’échange de données en temps réel, et des outils sont mis à disposition des professionnels de santé pour faciliter l’adoption de ces nouvelles normes. Talisha Searcy, conseillère principale au sein du secrétaire adjoint à la politique technologique, insiste sur l’importance de la collaboration entre les différentes agences fédérales pour assurer une cohérence globale.
Au-delà de la coordination au niveau national, BHIT ouvre également des opportunités aux innovateurs et aux entreprises du secteur privé, notamment dans les domaines de l’interopérabilité et de l’intelligence artificielle. Talisha Searcy note également l’impact positif de technologies déjà déployées, comme la télésanté, qui améliore l’accès aux soins et la coordination des services, même en contexte de pénurie de personnel. « La technologie, comme la télésanté, améliore déjà l’accès et la coordination des soins dans les communautés, malgré les pénuries de main-d’œuvre », explique-t-elle.
L’initiative BHIT ambitionne de définir de nouvelles normes, de stimuler l’innovation et de créer de nouvelles perspectives pour les acteurs de la santé comportementale.
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