Publié le 2024-10-25 18:32:00. La fermeture partielle de l’administration américaine pèse sur les marchés financiers mondiaux, affaiblissant le dollar et suscitant l’incertitude quant à la publication des données clés sur l’emploi. Parallèlement, les prix du pétrole se stabilisent après une récente baisse, alors que l’OPEP+ envisage d’augmenter sa production.
- Le dollar a atteint son plus bas niveau de la semaine face aux principales devises, en raison de la paralysie gouvernementale américaine.
- Le peso colombien a enregistré une baisse significative, clôturant à 3 890,29 $US.
- Les prix du pétrole se sont stabilisés après deux jours de baisse, avec des perspectives mitigées concernant l’offre et la demande.
La fermeture du gouvernement américain, survenue après le rejet d’une mesure de dépenses à court terme par le Sénat, a provoqué une onde de choc sur les marchés financiers. Les investisseurs s’inquiètent notamment du retard potentiel dans la publication des chiffres de l’emploi, des données cruciales pour orienter la politique monétaire de la Réserve fédérale.
L’indice Dollar, qui mesure la performance du dollar américain face à un panier de six devises, a reculé de 0,1%. Cette situation a favorisé les actifs refuges, comme le yen japonais, tandis que les obligations du Trésor américain et l’or ont vu leur valeur augmenter. Le dollar a ainsi perdu 0,5% face au yen, atteignant 147,07 yens pour un dollar, son niveau le plus bas depuis deux semaines. Il a cependant partiellement récupéré face au franc suisse, gagnant 0,2% à 0,7978 franc pour un dollar.
Le chef républicain du Sénat, John Thune, a annoncé que la Chambre des représentants voterait mercredi sur la mesure approuvée par la Chambre basse. Le Sénat se réunira à 14h00, heure locale.
En Colombie, le peso a subi une pression à la baisse, clôturant la journée à 3 890,29 $US, en recul de 33,26 $US par rapport au taux de change de référence (TRM) fixé à 3 923,55 $. Le volume des transactions s’est élevé à 994 millions de dollars américains, pour un prix minimum de 3 878,30 $US et un prix maximum de 3 911 $US.
Sur le marché pétrolier, les prix du brut se sont stabilisés après deux jours consécutifs de baisse. Le Brent, référence mondiale, a légèrement diminué de 4 cents, à 65,99 $US le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a cédé 5 cents, à 62,32 $US le baril. Lundi, le Brent et le WTI avaient chuté de plus de 3%, enregistrant leur plus forte baisse quotidienne depuis le 1er août, avant de perdre encore 1,5% mardi.
Selon Janiv Shah, analyste chez Rystad, cette baisse des prix est liée aux anticipations d’une augmentation de la production de l’OPEP+ en novembre, alors que la demande américaine et asiatique montre des signes de ralentissement.
« La demande américaine a ralenti, ce qui pourrait amorcer une tendance haussière des prix. »
Janiv Shah, analyste de Rystad
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés pourraient accepter d’augmenter leur production jusqu’à 500 000 barils par jour (bpd) en novembre, triplant l’augmentation réalisée en octobre, dans le but de permettre à l’Arabie saoudite de regagner des parts de marché, selon trois sources. Cependant, l’OPEP a démenti ces informations sur le réseau social X, qualifiant les rapports de trompeurs.
Aux États-Unis, des données de l’industrie ont révélé une diminution des réserves brutes, tandis que les stocks d’essence et de distillats ont augmenté au cours de la semaine achevée le 26 septembre.
