ARNHEM, 22 septembre 2025 – Une nouvelle étude internationale révèle un manque de compréhension du public concernant la cystite et les infections urinaires – des problèmes de santé courants qui touchent de manière disproportionnée les femmes. Les résultats, qui mettent également en évidence des idées fausses répandues sur la prévention et le traitement, soulignent le besoin urgent d’éducation pour lutter contre la résistance croissante aux antibiotiques.
Une enquête menée auprès de plus de 3 000 adultes en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni a révélé que 35 % des répondants n’étaient pas capables de définir correctement la cystite comme une infection de la vessie, certains la confondant avec une affection cutanée ou même des allergies alimentaires. Parmi les jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans, moins de la moitié (45 %) ont pu identifier correctement la cystite.
Un écart de genre méconnu
Bien qu’il soit médicalement établi que les femmes sont beaucoup plus susceptibles de souffrir d’infections urinaires, seulement la moitié (51 %) des répondants le reconnaissaient, tandis que près d’un homme sur cinq pensait à tort que les hommes étaient plus fréquemment touchés. De manière encourageante, la sensibilisation était plus élevée chez les femmes elles-mêmes, avec 63 % identifiant correctement leur risque accru, contre seulement 38 % des hommes.
Des opportunités de prévention manquées
Les infections urinaires sont souvent évitables, mais la connaissance des stratégies de prévention de base est préoccupante :
- 71 % savaient que boire beaucoup d’eau pouvait aider.
- Seulement 43 % ont reconnu l’importance d’une hygiène appropriée (essuyage d’avant en arrière).
- Seulement 35 % ont compris la nécessité d’uriner après l’activité sexuelle.
- Alarmant, 17 % pensaient à tort que la prise d’antibiotiques sans avis médical pouvait prévenir les infections urinaires.
Seulement 21 % de tous les répondants pouvaient identifier les trois stratégies de prévention clés, et un répondant sur six ne pouvait en nommer qu’une seule. Les femmes sont trois fois plus susceptibles d’identifier correctement les trois modes de prévention.
“De nombreux adolescents sont aujourd’hui sexuellement actifs sans comprendre les risques d’infections de la vessie. Les jeunes femmes en particulier sont plus vulnérables en raison de leur anatomie, mais trop souvent, elles pensent que la pilule contraceptive les protège de tous les risques et que les préservatifs ne sont pas nécessaires”, explique un expert.
Une mauvaise utilisation des antibiotiques aggrave le problème
Bien que toutes les infections urinaires ne nécessitent pas d’antibiotiques, 16 % des répondants croient à tort qu’ils sont toujours nécessaires – une idée fausse qui alimente la surutilisation et la résistance aux antibiotiques. Même parmi les personnes touchées, la sensibilisation aux risques associés à la résistance aux antibiotiques est limitée. Près de la moitié des répondants ont sous-estimé ou n’étaient pas au courant de la difficulté croissante à traiter les infections urinaires en raison de la résistance aux antibiotiques.
“Les infections urinaires affectent plus de 400 millions de personnes dans le monde et provoquent environ 240 000 décès chaque année. L’augmentation de la résistance aux antibiotiques les rend plus difficiles à traiter”, a déclaré un professeur. “Cette étude montre que la sensibilisation du public, ainsi que l’éducation sur les symptômes, les causes et les traitements, restent essentielles pour prévenir les infections, réduire la souffrance et ralentir la propagation de la résistance. Il est important de souligner que toutes les infections ne doivent pas être traitées avec des antibiotiques – une utilisation judicieuse est essentielle pour lutter contre la résistance.”
À propos de la Semaine de l’urologie 2025
L’enquête fait partie de la Semaine de l’urologie 2025 (22-26 septembre), une initiative de l’Association européenne d’urologie visant à sensibiliser le grand public aux problèmes urologiques. Cette année, l’accent est mis sur les infections urinaires et, en particulier, la cystite.
Les infections urinaires sont parmi les infections les plus courantes au monde, touchant des millions de personnes. Elles constituent la deuxième infection la plus fréquente après les infections respiratoires et sont significativement plus répandues chez les femmes que chez les hommes. Environ 50 à 60 % des femmes souffriront d’une infection urinaire au moins une fois dans leur vie.
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