Home SantéLe diabète de type 1 guéri chez des souris grâce à un traitement hybride expérimental : ScienceAlert

Le diabète de type 1 guéri chez des souris grâce à un traitement hybride expérimental : ScienceAlert

by Sophie Martin

Publié le 22 novembre 2025 à 14h04. Des chercheurs de l’Université de Stanford ont mis au point un traitement hybride prometteur qui pourrait à la fois prévenir et inverser le diabète de type 1 chez la souris, ouvrant la voie à de nouvelles thérapies pour cette maladie auto-immune chez l’homme.

  • Un traitement combinant cellules immunitaires du patient et d’un donneur a permis d’éviter ou d’inverser le diabète de type 1 chez des souris.
  • Cette approche innovante ne nécessite pas l’utilisation de médicaments immunosuppresseurs, réduisant ainsi les effets secondaires potentiels.
  • Les résultats de cette étude suggèrent un potentiel pour améliorer les procédures de transplantation d’organes.

Une nouvelle approche thérapeutique offre un espoir significatif dans la lutte contre le diabète de type 1. Une équipe de la Stanford School of Medicine a réussi à obtenir des résultats remarquables chez la souris en utilisant une technique qui modifie le système immunitaire pour qu’il accepte les cellules productrices d’insuline sans déclencher une réaction de rejet. Cette avancée pourrait non seulement révolutionner le traitement du diabète de type 1, mais aussi ouvrir de nouvelles perspectives pour les patients nécessitant une transplantation d’organes.

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque et détruit les cellules bêta du pancréas, responsables de la production d’insuline. La transplantation d’îlots pancréatiques, ces cellules productrices d’insuline, peut être une option thérapeutique, mais elle est souvent compromise par le risque de rejet immunitaire. Pour pallier ce problème, les chercheurs ont développé une stratégie consistant à « réinitialiser » le système immunitaire des souris avant la transplantation.

L’expérience a consisté à soumettre les souris à un traitement de conditionnement subtil, incluant un inhibiteur du système immunitaire, une faible dose de rayonnement et quelques anticorps. Ce processus a préparé le système immunitaire à accepter une combinaison de cellules souches sanguines et de cellules d’îlots provenant d’un autre animal. Grâce à cette approche, les cellules transplantées n’ont pas été perçues comme des corps étrangers et le système immunitaire a recommencé à fonctionner normalement.

Les résultats sont encourageants : le diabète a été évité ou inversé chez toutes les souris traitées, et aucune n’a développé de maladie du greffon contre l’hôte, une complication fréquente des transplantations. Cette approche a déjà démontré son efficacité dans d’autres types de transplantations, selon des études antérieures menées par certains membres de l’équipe de recherche.

« Nous pensons que cette approche sera transformatrice pour les personnes atteintes de diabète de type 1 ou d’autres maladies auto-immunes, ainsi que pour celles qui ont besoin d’une greffe d’organe solide. »

Seung Kim, biologiste du développement, Stanford School of Medicine

Cependant, des défis subsistent. Les cellules des îlots ne peuvent être obtenues qu’après le décès d’un donneur et doivent provenir du même individu que les cellules souches sanguines. De plus, la quantité de cellules nécessaires pour garantir le succès de la procédure reste à déterminer. Les chercheurs étudient actuellement des moyens d’améliorer la survie des cellules données ou de les produire en laboratoire à partir de cellules souches humaines pluripotentes.

« Nous devons non seulement remplacer les îlots qui ont été perdus, mais également réinitialiser le système immunitaire du receveur pour empêcher la destruction continue des cellules des îlots », explique Kim. « La création d’un système immunitaire hybride permet d’atteindre les deux objectifs. »

Bien que la guérison complète du diabète de type 1 ne soit pas encore à portée de main, ces résultats marquent une étape importante vers de nouvelles thérapies plus efficaces. Les prochaines étapes consisteront à évaluer la faisabilité et la sécurité de cette approche chez l’homme. Les résultats de cette recherche ont été publiés dans le Journal d’investigation clinique.

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