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Le diabète de type 2 coûte à l’économie au moins un milliard par an

by Sophie Martin

Publié le 16 octobre 2025 à 10h59. Le diabète de type 2 représente un fardeau économique majeur pour les Pays-Bas, avec des coûts annuels dépassant le milliard d’euros, selon une nouvelle étude. Cette charge est principalement due à la baisse de la productivité et de la participation au marché du travail des personnes atteintes.

  • Le diabète de type 2 coûte plus d’un milliard d’euros par an à l’économie néerlandaise.
  • Les personnes diabétiques de type 2 sont plus susceptibles de travailler moins, de gagner moins ou de ne pas travailler du tout.
  • Les chercheurs recommandent des mesures préventives et des politiques publiques ciblées pour réduire ces coûts.

Une étude menée par l’agence de recherche économique SEO Economic Research révèle l’impact significatif du diabète de type 2 sur l’économie néerlandaise. La maladie, qui touche actuellement 1,1 million de personnes aux Pays-Bas, selon le Fonds pour le diabète (site web du Fonds pour le diabète), entraîne une diminution de la capacité de travail et, par conséquent, une perte de revenus pour les individus et une réduction de la productivité globale.

Contrairement au diabète de type 1, qui se développe souvent dès le plus jeune âge et se caractérise par une absence totale de production d’insuline, le diabète de type 2 se manifeste généralement plus tard dans la vie et est souvent lié à des facteurs liés au mode de vie. Les complications associées à cette maladie, telles que la fatigue, les troubles de la concentration, les lésions cardiaques, rénales et oculaires, contribuent à la diminution de la performance au travail.

L’étude précise que l’utilisation d’insuline par les personnes atteintes de diabète de type 2 aggrave encore cet impact. Les chercheurs ont constaté que les chances de trouver un emploi diminuent de 4,8 points de pourcentage pour ce groupe de patients.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont comparé les personnes atteintes de diabète de type 2 à leurs frères et sœurs, en analysant leurs trajectoires professionnelles, leurs revenus et leur durée de travail au fil du temps.

« Nous avons constaté que les personnes qui développent un diabète travaillent moins souvent, leurs chances de trouver un emploi diminuent. Elles se retrouvent également plus souvent avec des allocations sociales et celles qui continuent à travailler travaillent moins et gagnent moins. »

Wouter Vermeulen, chercheur principal

Face à ces constats, les chercheurs préconisent la mise en œuvre de mesures préventives et de politiques publiques ciblées. Ils soulignent que l’investissement dans la prévention du diabète de type 2 est particulièrement rentable, car il permet d’éviter les coûts liés à la perte de productivité et à la dépendance aux allocations sociales.

Ils proposent notamment l’instauration d’une taxe progressive sur les boissons sucrées, à l’image de ce qui a déjà été mis en place au Royaume-Uni, un remboursement plus rapide des médicaments amaigrissants pour les personnes en surpoids, et le lancement d’un programme de dépistage précoce du diabète de type 2 à l’échelle de la population. Ces mesures, selon les chercheurs, ont déjà prouvé leur efficacité dans d’autres pays.

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