Publié le 27 novembre 2025 à 16 h 34 HE. Les avocats de Taylor Swift ont sollicité auprès d’une juge américaine une dérogation pour dépasser la limite de pages imposée pour une requête dans le cadre d’une affaire de violation du droit d’auteur, ravivant un litige avec une poétesse qui accuse la chanteuse d’avoir plagié son œuvre.
- Les avocats de Taylor Swift demandent à la juge Aileen Cannon l’autorisation de dépasser la limite de 20 pages pour leur requête en rejet de l’affaire.
- Kimberly Marasco poursuit Swift, Universal Music Group et Republic Records pour violation présumée du droit d’auteur, affirmant que des paroles et des visuels de plusieurs albums ont été copiés sur sa poésie.
- Il s’agit de la deuxième plainte déposée par Marasco contre Swift, la première ayant été rejetée en décembre 2024 pour défaut de notification dans les délais impartis.
Les avocats représentant Taylor Swift et ses coaccusés ont déposé une requête auprès de la juge Aileen Cannon, demandant l’autorisation de dépasser la limite de pages fixée par le tribunal pour une requête en rejet de l’affaire. Selon eux, la règle limite les requêtes et les mémorandums qui les accompagnent à 20 pages, sauf autorisation contraire du tribunal. Ils estiment avoir besoin de 10 pages supplémentaires pour exposer de manière exhaustive leurs arguments.
Cette affaire oppose Taylor Swift, Universal Music Group et Republic Records à Kimberly Marasco, une artiste basée en Floride. Marasco accuse Swift et les autres défendeurs d’avoir copié sa poésie dans les paroles et les éléments visuels de plusieurs de ses albums, notamment Lover, Folklore, Midnight et The Tortured Poets Department. Elle réclame des dommages et intérêts pour cette violation présumée du droit d’auteur.
La juge Cannon, connue pour avoir présidé l’affaire des documents classifiés de l’ancien président Donald Trump, a également supervisé les deux procès impliquant Marasco et Swift. La première plainte de Marasco avait été rejetée en décembre 2024, car elle n’avait pas été correctement notifiée à Swift dans les délais requis par le tribunal. L’affaire contre Taylor Swift Productions, une société liée à la chanteuse, avait quant à elle été classée sans préjudice en septembre.
Dans leur requête, les avocats de Swift, James Douglas Baldridge et Katherine Wright Morrone, ont souligné la nécessité de pouvoir traiter « de manière adéquate toutes les questions factuelles et juridiques soulevées » par la plainte modifiée de Marasco. Ils affirment que la requête en rejet permettra de réfuter point par point chaque allégation de violation du droit d’auteur. Ils dénoncent également des « allégations frivoles et sans fondement impliquant des métaphores et des thèmes non protégés par le droit d’auteur, ainsi que des mots simples et des phrases courtes ». Ils indiquent avoir tenté, sans succès, de trouver un accord avec Marasco sur cette question.
« Aucune partie ne sera lésée par l’octroi de cette requête. En revanche, les défendeurs seraient lésés par le rejet de cette requête car cela les empêcherait de répondre de manière complète à toutes les questions juridiques et factuelles soulevées dans le SAC. »
James Douglas Baldridge et Katherine Wright Morrone, avocats représentant Taylor Swift, Universal Music Group et Republic Records, dans une requête
« Les similitudes substantielles entre les œuvres du demandeur et les chansons des défendeurs ne sont pas une coïncidence, mais témoignent d’une copie illégale d’expressions protégeables. »
Kimberly Marasco, dans une deuxième plainte modifiée déposée le mois dernier
Les défendeurs ont jusqu’au 4 décembre pour répondre à la deuxième plainte modifiée de Marasco. La juge Cannon n’a pas encore pris de décision concernant la requête visant à dépasser la limite de pages. L’issue de cette affaire pourrait avoir des implications significatives pour la protection du droit d’auteur dans l’industrie musicale.
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