Publié le 7 novembre 2025. Une alimentation riche en protéines est essentielle pour une bonne cicatrisation après une intervention chirurgicale, souligne un chirurgien indonésien, expliquant que les protéines sont les véritables agents de « collage » des tissus.
Pour favoriser la guérison, il ne suffit pas de soigner un patient de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur, en veillant à une alimentation équilibrée et particulièrement riche en protéines. C’est l’avis du docteur Heri Setyanto, chef général de l’Association des membres de chirurgie d’Indonésie (PABI), qui explique l’importance cruciale de cet apport nutritionnel.
Selon le docteur Setyanto, les protéines jouent un rôle déterminant dans le processus de récupération. « Les protéines sont un composé essentiel qui aide au processus de cicatrisation », a-t-il déclaré. Elles interviennent directement dans la reconstruction des tissus après une opération.
Le docteur Heri a précisé que les points de suture ne servent qu’à rapprocher les bords de la plaie, mais que ce sont les protéines qui assurent véritablement la « collage » des tissus. Le processus de cicatrisation repose sur la formation de nouveaux vaisseaux sanguins et de tissus cutanés, une régénération cellulaire accélérée par les protéines.
« Le fil de suture que l’on utilise pour l’opération a pour seule fonction de rapprocher la plaie. Ce qui la colle, ce sont les protéines »,
Docteur Heri Setyanto, chef général de l’Association des membres de chirurgie d’Indonésie (PABI)
Il a également souligné que les médiateurs chimiques et les substances stimulant la régénération, comme les globules rouges, sont tous fabriqués à partir de protéines. Un manque de protéines peut donc compromettre la cicatrisation.
« La formation de vaisseaux sanguins, la formation d’une nouvelle peau, tout cela nécessite des protéines », a-t-il ajouté. Sans un apport protéique suffisant, la cicatrisation peut être perturbée, et même, si les points de suture sont retirés trop tôt, la plaie peut s’ouvrir à nouveau.
« Si le fil est retiré et qu’il n’y a pas un apport suffisant en protéines, la plaie risque de s’ouvrir »,
Docteur Heri Setyanto, chef général de l’Association des membres de chirurgie d’Indonésie (PABI)
Le docteur Heri recommande donc vivement aux patients en phase de guérison de consommer des sources de protéines variées, qu’elles soient d’origine animale ou végétale. « La protéine peut être un œuf. Elle peut être animale, elle peut être végétale. Elle peut être de la viande, du poisson, ou si c’est d’origine végétale, on peut consommer du tahu [tofu] ou du tempeh », a-t-il conclu.
