Publié le 24 novembre 2025 17:11:00. Après une infection au chikungunya, de nombreuses personnes à Cuba souffrent de douleurs articulaires persistantes. L’hôpital universitaire Ramón González Coro de La Havane alerte sur l’arthrite post-virale et les traitements disponibles.
- Les douleurs articulaires post-chikungunya se manifestent souvent par une inflammation des petites articulations et des tendons, accompagnée de raideurs matinales.
- La prise en charge repose sur des anti-inflammatoires non stéroïdiens, la physiothérapie et, dans certains cas, des attelles nocturnes.
- Une consultation rhumatologique est recommandée si l’inflammation persiste au-delà de huit semaines.
L’hôpital universitaire Ramón González Coro, centre de référence en gynécologie et obstétrique à Cuba, a publié des informations détaillées sur Facebook concernant les séquelles articulaires fréquemment observées après une infection au chikungunya. Selon le Dr Loysel Peláez Morales, ces douleurs correspondent à un tableau d’arthrite post-virale, une inflammation persistante touchant principalement les petites articulations des mains et les tendons.
Les symptômes typiques incluent une sensation de doigts gonflés, des raideurs particulièrement marquées au réveil, et une limitation des mouvements. Bien que ces symptômes tendent à s’améliorer au cours de la journée avec l’activité, l’inflammation résiduelle peut persister pendant des semaines, voire des mois, avec des phases d’accalmie et de recrudescence. Dans certains cas, une ténosynovite (inflammation des gaines tendineuses) et une compression du nerf médian, évoquant un syndrome du canal carpien, peuvent également se manifester.
En accord avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), le traitement de cette arthrite post-virale repose principalement sur des approches conservatrices. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont prescrits pour soulager la douleur et l’inflammation, complétés par une physiothérapie douce visant à maintenir la mobilité articulaire. L’utilisation d’attelles nocturnes peut également apporter un soulagement. Les corticoïdes, quant à eux, sont réservés aux cas de douleurs particulièrement invalidantes.
L’hôpital souligne également le rôle potentiel des compléments alimentaires, tels que les vitamines B et les acides gras oméga-3, dans la récupération. Cependant, il insiste sur la nécessité d’une évaluation rhumatologique approfondie si l’inflammation persiste au-delà de huit semaines afin d’exclure d’autres pathologies et d’adapter le traitement.
Enfin, l’hôpital Ramón González Coro rappelle l’importance d’une consultation médicale rapide en cas de signes avant-coureurs tels qu’un gonflement important, une fièvre récurrente ou une perte de force musculaire. Une prise en charge précoce permet d’éviter les complications et d’assurer un suivi optimal.
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