Une femme de 65 ans est décédée du virus Ebola à Nairobi le 23 octobre 2026, portant à deux le nombre total de décès liés à cette épidémie importée de République démocratique du Congo. Les autorités sanitaires kényanes assurent que l’ensemble des cas confirmés reste circonscrit à un unique foyer de contacts.
Le ministère de la Santé annonce un deuxième décès à Nairobi
Le Kenya a enregistré son deuxième décès imputable à la maladie à virus Ebola, selon un communiqué publié le 23 octobre 2026 à 22h00 par le directeur général de la Santé, le docteur Patrick Amoth. La patiente, âgée de 65 ans et proche parente du premier cas index kényan, est décédée en début de soirée dans une unité de soins intensifs pour maladies infectieuses dans la capitale.
Ministry of Health Statement on the Confirmed Imported Case of Bundibugyo Ebola Virus Disease | 6 October 2026 pic.twitter.com/DRLSyXAZYR
La victime s’était déclarée positive au virus et avait commencé à manifester des symptômes le 13 octobre alors qu’elle se trouvait déjà placée en quarantaine obligatoire. Admise le même jour dans un service spécialisé, elle a reçu des soins de soutien constants de la part des équipes médicales.
Le docteur Patrick Amoth a déclaré au Daily Nation : « Malheureusement, elle a succombé à la maladie en début de soirée. »

Le ministère a précisé que les services compétents collaboreront avec la famille endeuillée pour organiser des obsèques dans le strict respect des protocoles de sécurité sanitaire, afin d’écarter tout risque de transmission communautaire.
Traçage exhaustif des contacts et situation des patients hospitalisés
Depuis l’apparition du premier cas importé le 6 octobre 2026 par un voyageur en provenance de République démocratique du Congo via l’Ouganda, le bilan global s’élève désormais à neuf cas confirmés de souche Bundibugyo, incluant les deux personnes décédées. Les huit patients qui luttent encore contre l’infection sont répartis dans deux structures d’isolement distinctes.
Africa CDC joins @MOH_Kenya in mourning the loss of a patient to Ebola.We extend our deepest condolences to the family and loved ones during this difficult time.We stand with the people of Kenya and the health workers responding to the outbreak. pic.twitter.com/V2uh10oZ5I
Parmi les personnes prises en charge figurent quatre professionnels de santé et quatre membres de la famille du patient initial. Le cabinet de la Santé a indiqué que tous ces survivants affichent des signes d’amélioration notable et demeurent dans un état stable sous observation médicale étroite.
L’effort de traçage mené par les épidémiologistes a permis d’identifier et de localiser la totalité des 135 personnes exposées, soit un taux de suivi de 99,3 pour cent, selon les bilans officiels. Les autorités sanitaires soulignent que toutes ces infections restent regroupées au sein d’une seule chaîne de transmission maîtrisée.
Stay up to date on the #Ebola outbreak caused by Bundibugyo virus.Read the latest situation report (data as of 19 October 2026; Nigeria data as of 20 October 2026) ➡️ https://t.co/zkQ0gZM6bt pic.twitter.com/3CUGXycZPK
Selon Allafrica, le docteur Patrick Amoth a déclaré : « Nous ne sommes pas sortis d’affaire, mais nous tenons à vous rassurer. Restez calmes et vigilants, mais il n’y a pas lieu de paniquer. Jusqu’à présent, les cas sont regroupés autour du cas index, sans aucun cas de transmission communautaire. »
La levée progressive des quarantaines prévue dès le 25 octobre
Alors que la surveillance se poursuit sans relâche, le pays s’apprête à relâcher ses premières mesures d’isolement préventif. À partir du dimanche 25 octobre 2026, les personnes contacts ayant achevé avec succès leur période d’observation de 21 jours sans présenter le moindre symptôme pourront regagner leurs foyers.

En parallèle, l’ensemble des 14 échantillons prélevés récemment à travers le territoire sur des signalements suspects se sont révélés négatifs pour le virus. Plus de 700 000 voyageurs ont par ailleurs été contrôlés aux différents points d’entrée du pays depuis le mois de mai 2026, tandis que la coopération régionale s’intensifie face à l’accélération de l’épidémie en Afrique centrale.
Early Ebola symptoms can resemble malaria and other common illnesses, and they typically appear between 2 and 21 days after infection. Symptoms alone do not confirm Ebola—but if you have possible exposure plus symptoms, report promptly for assessment. Seek medical attention… pic.twitter.com/ujeelfsznZ