Publié le 8 octobre 2025 à 00:19:00. Plus de 500 randonneurs ont été secourus après avoir été pris au piège par des tempêtes de neige sur les pentes orientales de l’Everest, tandis que d’autres incidents liés aux conditions météorologiques défavorables ont touché d’autres régions du Tibet et du Xinjiang.
- Plus de 500 touristes bloqués sur le versant est du mont Everest ont été évacués grâce à l’intervention des autorités et de la population locale.
- Des tempêtes de neige ont également affecté les monts Qilian et la région du lac Kanas, entraînant des suspensions d’activités et des opérations de secours.
- Des institutions australiennes ont annulé ou reporté des événements impliquant des voix pro-palestiniennes, suscitant des accusations de censure.
Une vague de froid et de fortes chutes de neige a perturbé les activités touristiques et de randonnée dans plusieurs régions du Tibet, nécessitant des opérations de secours à grande échelle. Les autorités ont mobilisé des ressources importantes pour assurer la sécurité des personnes bloquées, notamment des villageois qui ont apporté chevaux et bétail pour faciliter les évacuations.
Selon les médias officiels chinois, plus de 500 randonneurs se trouvaient bloqués près des contreforts est du mont Everest en raison des conditions météorologiques extrêmes. La « Semaine d’or », une période de vacances très prisée en Chine, avait attiré un grand nombre de randonneurs dans cette région accidentée. Une tempête de neige soudaine a pris de court les touristes, les laissant isolés et vulnérables.
Dimanche, les équipes de secours ont réussi à guider environ 350 randonneurs vers un lieu sûr. Mardi, l’agence de presse Xinhua a annoncé que 580 randonneurs, ainsi que 300 habitants et membres du personnel de soutien, étaient arrivés sains et saufs dans la ville de Qudang, dans la région autonome du Tibet. Les derniers randonneurs, un groupe d’une douzaine de personnes, ont également été secourus grâce à l’aide de l’équipe de secours qui leur a fourni nourriture, médicaments, chauffage, matériel d’oxygénation et vêtements chauds.
L’altitude moyenne de Karmagou, dans la ville de Qudang, est de 4 200 mètres, et la région a été touchée par des chutes de neige continues tout au long du week-end. Eric Wen, 41 ans, a témoigné de la difficulté de la situation :
« Heureusement, il y avait des gens devant nous qui ont ouvert la voie et laissé des empreintes que nous avons pu suivre, ce qui nous a facilité la tâche. »
Eric Wen, randonneur
Il a précisé avoir parcouru 19 kilomètres, la majeure partie du trajet étant recouverte de neige, avant de quitter Karmagou.
« Sinon, il nous serait impossible de nous en sortir seuls »
Eric Wen, randonneur
Les experts recommandent aux randonneurs et aux grimpeurs de toujours emporter au moins un téléphone satellite ou un dispositif de localisation. En cas de mauvaises conditions météorologiques, il est crucial de signaler sa position exacte aux autorités locales et de se réfugier dans un abri sûr, à l’écart des zones à risque d’avalanche et des lits de rivière.
Par ailleurs, 251 randonneurs ont été bloqués dans les monts Qilian, au nord du Tibet, en raison d’une autre tempête de neige. Selon le média d’État chinois CCTV, ils ont également été secourus mardi. Des informations font état d’un décès dû à l’hypothermie et au mal de l’altitude, mais la plupart des personnes évacuées se portent bien.
Les autorités compétentes du Xinjiang ont suspendu les activités de randonnée et de camping dans la région du lac Kanas, dans les montagnes de l’Altaï. La police a réussi à convaincre plus de 300 randonneurs de faire demi-tour et de ne pas se diriger vers cette zone. Dimanche, les forces de l’ordre ont rencontré un groupe de 16 randonneurs, dont l’un souffrait d’hypothermie et était incapable de se déplacer. La personne a été hospitalisée et son état est stable.
Dans un autre registre, deux institutions australiennes ont annulé ou reporté des conférences et des dialogues impliquant des journalistes et des artistes pro-palestiniens, suscitant des critiques et des accusations de censure. Le journaliste américain Chris Hedges, lauréat du prix Pulitzer, a vu sa conférence au National Press Club d’Australie annulée. Il avait dénoncé, dans un article, une « capitulation au lobby israélien ».
« Mon discours vise à se concentrer sur l’amplification des mensonges israéliens dans les médias, que la plupart des journalistes savent être des mensonges, trahissant leurs collègues palestiniens qui ont été calomniés, attaqués et même tués par Israël »
Chris Hedges, journaliste
Le National Press Club a publié une déclaration répondant à ces accusations, affirmant qu’il n’avait subi aucune pression extérieure et qu’il avait simplement réévalué son programme de conférences. Il a également souligné que le discours n’avait jamais été publié sur son site web. M. Hedges a quant à lui souligné sur les réseaux sociaux que le club est sponsorisé par des sous-traitants de la défense qui fournissent des infrastructures militaires à Israël, tels que Raytheon, BAE Systems et Thales. La Galerie d’art de Nouvelle-Galles du Sud a également reporté un événement avec Hoor Al Qasimi, directrice artistique de la Biennale de Sydney, en raison de ses publications sur les réseaux sociaux, selon un rapport de “The Australian”.
Enfin, un rapport publié mardi par OpenAI révèle que des personnes potentiellement liées au gouvernement chinois ont utilisé ChatGPT pour élaborer des propositions d’outils de surveillance de masse et pour analyser les réseaux sociaux à la recherche de « discours extrémistes ». Selon CNN, OpenAI a banni ces utilisateurs. L’entreprise a également constaté que ChatGPT est utilisé par des pirates informatiques et des fraudeurs pour améliorer leurs techniques, mais aussi par des victimes potentielles pour identifier les arnaques.
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