L’échange sécurisé d’informations médicales via le protocole Direct continue de gagner du terrain auprès des hôpitaux américains, devenant une méthode privilégiée pour la transmission de données de santé, selon une étude récente. En 2023, près de la moitié des établissements hospitaliers ont utilisé Direct pour recevoir des informations et plus de 58 % pour en envoyer.
Lancé en 2010 dans le cadre du programme de certification ONC Health IT et des incitations aux dossiers de santé électroniques, Direct Secure Messaging a été conçu comme un moyen simple, sécurisé et standardisé d’échanger des informations de santé entre professionnels. Les premiers tests ont eu lieu dans le Minnesota, où le centre médical du comté de Hennepin a commencé à transmettre des dossiers de vaccination au ministère de la Santé, et dans le Rhode Island, où les prestataires ont utilisé le système pour faciliter les références et alimenter le réseau d’échange d’informations de santé de l’État.
DirectTrust, une organisation à but non lucratif chargée de l’élaboration de normes, a été créée l’année suivante pour assurer la cohérence des pratiques d’échange d’informations et superviser le développement continu du protocole. En 2012, la possibilité d’envoyer et de recevoir des messages selon la norme Direct a été intégrée aux critères de certification de l’édition 2014.
Le paysage de l’interopérabilité a considérablement évolué depuis 2010, avec le développement d’échanges d’informations de santé au niveau local, étatique et régional, ainsi que la croissance de réseaux soutenus par des éditeurs de logiciels de santé certifiés et des collaborations nationales. Une étude récente de l’American Hospital Association révèle que l’utilisation de méthodes d’envoi et de réception d’informations basées sur le réseau est en augmentation, au détriment du courrier et du fax, notamment grâce à Direct.
En 2023, 58 % des hôpitaux de soins de courte durée non fédéraux ont déclaré utiliser régulièrement Direct pour envoyer des informations à d’autres organisations, un chiffre presque deux fois supérieur à celui des hôpitaux utilisant fréquemment le courrier ou le fax. Parallèlement, 44 % des hôpitaux ont utilisé Direct pour recevoir des informations, se positionnant juste derrière les réseaux nationaux (46 %). L’utilisation combinée de Direct, des réseaux HIE (Health Information Exchange), des réseaux basés sur les fournisseurs de DSE et des réseaux nationaux témoigne de la nécessité d’une approche multiforme pour atteindre tous les partenaires concernés.
Entre 2021 et 2023, les réseaux nationaux ont connu la croissance la plus rapide en termes d’utilisation régulière (+14 points), suivis de Direct (+7 points). L’étude souligne que Direct reste un outil essentiel pour l’échange d’informations de santé, et que son adoption continue représente une avancée significative pour l’ensemble du secteur.
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