Publié le 13 octobre 2025. Une étude prometteuse ouvre la voie à un dépistage plus précoce et moins invasif du cancer colorectal grâce à l’intelligence artificielle et à l’analyse du microbiote intestinal.
- L’intelligence artificielle, appliquée à l’étude du microbiote intestinal, pourrait prédire le risque de développer un cancer colorectal.
- Une nouvelle méthode de dépistage, non invasive et personnalisée, pourrait devenir réalité grâce à cette avancée.
- L’étude, menée conjointement par plusieurs universités italiennes, affiche un taux de précision de 89 % dans l’identification des cas à risque.
Des chercheurs italiens ont franchi une étape importante dans la lutte contre le cancer colorectal. Une étude conjointe de l’Université Aldo Moro de Bari, de l’Université de Florence et de l’Institut national de physique nucléaire suggère que le microbiote intestinal pourrait être un indicateur précoce du risque de développer cette maladie. Grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle, il serait possible de développer des tests de dépistage plus précis, moins invasifs et adaptés à chaque patient.
Le projet, financé par le Plan national de relance et de résilience (Pnrr), est coordonné par la professeure Sabina Tangaro de l’UniBa. Les résultats ont été publiés dans la revue internationale « Gut Microbes », une référence en matière de recherche sur le microbiote intestinal.
Actuellement, le diagnostic du cancer colorectal repose principalement sur la coloscopie, une procédure invasive qui peut dissuader une partie de la population de se faire dépister. L’étude a utilisé une approche innovante, dite « intelligence artificielle explicable », pour analyser les données de séquençage génétique de 453 échantillons de patients. L’objectif était d’identifier des biomarqueurs microbiens capables de prédire la présence d’adénomes (polypes précancéreux) ou de cancer.
Les résultats sont encourageants : le modèle développé a atteint un niveau de précision de 89 % dans l’identification des cas réellement à risque, tout en minimisant les faux positifs. Cette avancée pourrait permettre un dépistage plus ciblé et une prise en charge plus précoce de la maladie.
