La malnutrition infantile est en hausse en Colombie, menaçant le développement de toute une génération. Les 1 000 premiers jours de la vie d’un enfant, de la conception à l’âge de deux ans, sont une période cruciale où une nutrition adéquate est essentielle pour assurer une croissance saine et un avenir prometteur.
En 2023, les autorités sanitaires ont recensé 24 226 cas de malnutrition aiguë modérée et sévère chez les enfants de moins de cinq ans, soit une augmentation de 14,3 % par rapport à l’année précédente. Par ailleurs, l’année dernière a été marquée par une augmentation de la morbidité liée à la malnutrition, avec 149 décès confirmés et plus de 21 000 cas de maladies associés.
Les chiffres révèlent également qu’un enfant de moins de cinq ans sur dix en Colombie souffre de retard de croissance, tandis qu’environ deux enfants sur 100 présentent une émaciations, une forme grave de malnutrition caractérisée par une perte de poids et de masse musculaire. Le retard de croissance est reconnu comme un obstacle majeur au développement humain, affectant actuellement 162 millions d’enfants de moins de cinq ans dans le monde.
« La prévention, le dépistage, l’intervention nutritionnelle et le suivi sont nécessaires pour promouvoir un développement plus sain dès les premières phases et pour le reste de leur vie », souligne la Dre Claudia Sánchez, directrice médicale.
Un forum intitulé « Tout d’abord : le pouvoir de la nutrition dans la petite enfance » sera organisé le 27 octobre afin de mettre en lumière l’importance d’une nutrition spécialisée pendant cette période critique. Des experts, dont Clara Rojas, nutritionniste clinicienne et pédiatre, Ana María Ángel, présidente de l’Association colombienne des diététistes et nutritionnistes (COLNUD), et Claudia Sánchez, aborderont les différents types de malnutrition, leurs conséquences et la situation actuelle en Colombie.
