Home Santé“Tous les éternuements ne sont pas le même virus”

“Tous les éternuements ne sont pas le même virus”

by Sophie Martin

Publié le 7 janvier 2026 à 15h20. La confusion entre grippe, rhume, Covid-19 et le sous-type H3N2 de la grippe persiste, rendant le diagnostic difficile pour le grand public. Une épidémiologiste explique comment distinguer ces maladies et souligne l’importance de consulter un médecin pour un diagnostic précis.

  • Il est difficile de différencier la grippe, le rhume, la Covid-19 et la grippe H3N2 uniquement sur la base des symptômes.
  • La grippe H3N2 est un virus connu qui a muté, augmentant sa contagiosité, mais ne représente pas actuellement une menace de pandémie comparable à celle du Covid-19.
  • L’identification précise du virus nécessite un test spécifique, appelé panneau viral, réalisé après consultation médicale.

La confusion entre les symptômes de la grippe, du rhume, de la Covid-19 et de la grippe H3N2 reste fréquente, particulièrement pendant les périodes de forte circulation des virus respiratoires. Selon l’épidémiologiste Sandra Viviana Muñoz, de Coomeva Medicina Prepagada, il est souvent ardu de distinguer ces affections uniquement en se basant sur les manifestations cliniques.

« En réalité, selon les symptômes ou les signes cliniques, il est très difficile de faire la différence car ils sont très similaires », a-t-elle expliqué lors d’une interview à ‘W Radio’, citant la fièvre, le malaise général, la congestion nasale et la toux comme symptômes communs.

Toutefois, elle précise que le rhume se manifeste généralement par une simple congestion nasale, tandis que la grippe s’accompagne de fièvre et d’une sensation de faiblesse générale. La grippe H3N2 présente ces mêmes symptômes, mais de manière plus intense.

L’épidémiologiste insiste sur le fait que seul un test spécifique peut confirmer le diagnostic. « La seule façon d’être certain qu’il s’agit de la Covid-19, de la grippe H3N2 ou d’un autre virus est de réaliser un panneau viral », a-t-elle précisé, en référence à l’analyse effectuée sur prélèvement médical.

Au-delà du diagnostic, Sandra Muñoz souligne l’importance de reconnaître les premiers signes avant-coureurs. « Que ce soit la Covid-19, le rhume ou la grippe, il est essentiel de reconnaître les premiers signes pour consulter rapidement », a-t-elle déclaré, rappelant que des soins appropriés sont cruciaux pour prévenir les complications et les infections secondaires.

Grippe A(H3N2) : ce qu’il faut savoir

Lors de cet entretien, l’épidémiologiste a expliqué que le virus de la grippe se divise en deux types principaux : A et B. Le type A se subdivise ensuite en plusieurs sous-types, tels que H1N1 et H3N2, classés en fonction des protéines présentes à leur surface.

« Ce n’est pas un virus nouveau », a-t-elle tenu à préciser, ajoutant qu’il circule depuis longtemps, non seulement dans le monde, mais aussi en Colombie. L’augmentation récente des cas est due, selon elle, à des mutations qui ont accru sa capacité de contagion, suscitant des inquiétudes au sein de la population.

Interrogée sur les comparaisons avec la pandémie de Covid-19, la médecin a été catégorique : « Une pandémie due à la grippe H3N2 n’a pas été déclarée. » Contrairement au coronavirus, ce virus est déjà connu et sa vitesse de transmission est plus faible. Elle rappelle également que les pics de maladies respiratoires surviennent tout au long de l’année et tendent à s’intensifier lors des périodes de rassemblements familiaux et de déplacements.

Concernant le risque d’une nouvelle pandémie, Sandra Muñoz a souligné que cette possibilité existe toujours à l’avenir. « Plus que de se demander s’il y aura une nouvelle pandémie, la question est de savoir quand », a-t-elle déclaré, tout en précisant que la situation actuelle ne correspond pas à un scénario similaire à celui vécu avec la Covid-19.

Prévention et vaccination

En matière de prévention, l’épidémiologiste a mis en avant des mesures simples mais efficaces. « Le lavage fréquent des mains ou l’utilisation de solutions hydroalcooliques peuvent réduire ces infections jusqu’à 50 % », a-t-elle affirmé. Elle recommande également aux personnes présentant des symptômes respiratoires de rester chez elles autant que possible, afin de favoriser leur guérison et de limiter le risque de contagion.

Si l’isolement n’est pas possible, elle insiste sur le port correct du masque. « Il doit couvrir à la fois le nez et la bouche ; il ne faut pas le porter autour du cou ou uniquement sur la bouche », a-t-elle précisé.

Sandra Muñoz rappelle qu’un vaccin contre la grippe existe et qu’il offre également une protection contre le sous-type H3N2. « Nous pouvons tous nous faire vacciner, en particulier les enfants de moins de 5 ans, les personnes de plus de 60 ans et celles atteintes de maladies chroniques », a-t-elle conclu.

*Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, sur la base d’informations publiquement divulguées aux médias. Il a ensuite été relu et vérifié par un journaliste et un éditeur.

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