Home AffairesUn célèbre service croate prévient fortement que les batteries produites en Chine ne sont pas meilleures, dissipant ainsi le mythe de l’avancée technologique des voitures électriques chinoises | PiataAuto.md

Un célèbre service croate prévient fortement que les batteries produites en Chine ne sont pas meilleures, dissipant ainsi le mythe de l’avancée technologique des voitures électriques chinoises | PiataAuto.md

by Amélie Bernard

Publié le 30 novembre 2025 à 12h33. Une étude approfondie menée par le centre de recherche EV Clinic en Croatie remet en question la qualité des batteries pour véhicules électriques produites en Chine, les jugeant inférieures aux modèles occidentaux et sujettes à des défaillances plus rapides.

  • Les batteries chinoises présentent un taux d’erreurs et de problèmes significativement plus élevé que celles fabriquées aux États-Unis ou en Europe.
  • Dans 90 % des cas, les batteries chinoises LGES Nanjing sont jugées irréparables en raison d’une dégradation excessive des cellules.
  • EV Clinic a introduit des frais de diagnostic de 1 200 euros pour les batteries chinoises, non remboursables en cas d’irréparabilité.

Spécialisé dans le diagnostic et la réparation des véhicules électriques, hybrides rechargeables et hybrides, EV Clinic est reconnu comme l’un des centres les plus expérimentés d’Europe dans ce domaine. L’entreprise croate, qui collabore parfois avec des constructeurs comme Rimac, a récemment publié un rapport basé sur des années d’expérience et de tests. Ce rapport pointe du doigt les batteries fabriquées en Chine, les accusant de ne pas tenir les promesses de la technologie chinoise en matière de véhicules électriques.

Pour établir une comparaison directe, les experts d’EV Clinic ont analysé la Tesla Model 3, un modèle disponible avec des batteries produites à la fois aux États-Unis et en Chine. L’une des options de batterie chinoise est fabriquée par LGES Nanjing. Les résultats de l’étude sont sans appel : les batteries chinoises présentent un taux de défaillance bien plus élevé que les batteries occidentales, notamment celles produites par Panasonic NCA.

Selon EV Clinic, dans 90 % des cas d’inspection, les batteries chinoises LGES Nanjing sont au-delà de toute réparation. La dégradation des cellules est telle qu’elle dépasse les seuils justifiant une intervention. Le problème ne se limite pas à quelques cellules défectueuses : un grand nombre de cellules présentent une résistance interne élevée. Sur un module de 46 cellules, il est fréquent de constater jusqu’à 15 cellules avec une résistance supérieure à 100 ohms, et les 30 autres dépassent généralement les 50 ohms.

Cette dégradation généralisée affecte les groupes de cellules connectés en parallèle. Même si les cellules les plus défectueuses étaient remplacées, les cellules adjacentes risquent de tomber en panne à court terme. Cette situation rend les réparations peu rentables, car elles ne sont que temporaires. De plus, le remplacement d’un module entier ne garantit pas une longévité comparable à celle d’une réparation de batterie occidentale, car la batterie a déjà subi des déséquilibres importants.

Les données techniques confirment ces observations. Une cellule Panasonic, fabriquée en Occident, affiche une résistance d’environ 10 ohms lorsqu’elle est neuve et atteint 28 ohms en cas de défaillance. Une cellule chinoise, en revanche, affiche déjà 28 ohms à l’état neuf et peut atteindre 50 à 100 ohms lorsqu’elle est dégradée.

EV Clinic en conclut que le mythe de la supériorité des batteries chinoises est infondé. En réalité, ces batteries sont moins durables et plus sujettes aux pannes. Les batteries européennes, produites par LG Chem et Samsung SDI, ainsi que les batteries américaines de Panasonic (ou en collaboration avec Tesla), sont considérées comme les plus fiables et les plus durables.

L’expertise des fabricants chinois se concentre principalement sur les batteries LFP (Lithium Fer Phosphate), mais même dans ce domaine, des problèmes subsistent. Les batteries BYD Blade, par exemple, sont pratiquement irréparables en raison de leur conception particulière et de la dégradation rapide des cellules, qui affecte également les cellules environnantes. Les acheteurs de modèles BYD pourraient donc être confrontés à des surprises désagréables lorsqu’ils tenteront de réparer leur batterie.

Face à cette situation, EV Clinic a dû modifier sa politique de diagnostic. Auparavant, le diagnostic était gratuit, car les réparations étaient généralement possibles. Cependant, l’afflux de véhicules équipés de batteries chinoises, dont 90 % se révèlent irréparables, a entraîné une perte de temps et d’argent pour l’entreprise. EV Clinic estime perdre 20 000 euros par an en coûts de main-d’œuvre impayés sur ces batteries. C’est pourquoi l’entreprise a introduit des frais de diagnostic de 1 200 euros, non remboursables en cas d’irréparabilité. Une réparation, si elle est possible, coûte environ 5 500 euros HT, tandis qu’un remplacement complet par une batterie occidentale coûte 8 000 euros.

La conclusion d’EV Clinic est claire : il est temps de cesser de considérer les batteries et les véhicules électriques chinois comme une avancée technologique majeure. La vague de voitures chinoises actuellement vendues en Europe finira par arriver dans les ateliers indépendants, et c’est là que les véritables problèmes de longévité seront révélés.

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