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Un étudiant international confronté à une crise du logement – ​​The Irish Times

by Amélie Bernard

Publié le 24 septembre 2025 à 06:01:00. La crise du logement en Irlande pèse lourdement sur les étudiants internationaux, contraints à des compromis importants sur leur qualité de vie et leur sécurité, même s’ils travaillent à temps partiel.

  • Piyush Rajendra Jain, étudiant à l’Université de la ville de Dublin, partage son lit avec un colocataire pour faire face aux loyers élevés.
  • Malgré des conditions de vie précaires, il se dit chanceux d’avoir trouvé un logement abordable et sûr, contrairement à de nombreux autres étudiants.
  • Le Conseil irlandais pour les étudiants internationaux tire la sonnette d’alarme sur l’impact de la crise du logement sur le bien-être des étudiants et la réputation du pays.

Piyush Rajendra Jain, 27 ans, originaire de Mumbai (Inde), témoigne d’une réalité de plus en plus courante pour les étudiants internationaux en Irlande : la difficulté d’accéder à un logement décent et abordable. Arrivé en janvier pour suivre une maîtrise en gestion d’entreprise, il a d’abord vécu dans un logement étudiant qu’il qualifie de « terrible », avec des coûts de chauffage et d’électricité exorbitants et des conditions insalubres.

Après une expérience négative, il a trouvé un appartement à Dublin 9, qu’il partage avec deux autres personnes, dont son propriétaire. Le loyer s’élève à 650 € (environ 680 dollars américains) par mois, un montant qu’il considère raisonnable compte tenu de la situation actuelle. Cependant, ce logement présente un inconvénient majeur : il doit partager son lit avec un colocataire.

« Honnêtement, je me considère comme chanceux car mes colocataires sont vraiment bons, tout le monde est propre »,

Piyush Rajendra Jain, étudiant

Malgré ce partage de chambre, M. Jain estime que les avantages de sa situation actuelle l’emportent sur les inconvénients. L’appartement est idéalement situé à proximité de son travail à l’ Aéroport de Dublin et de l’université, et il a accès à des commerces de proximité, dont une épicerie indienne. Il travaille 20 heures par semaine, le maximum autorisé pour un étudiant international, mais plus de la moitié de son salaire est consacrée au loyer.

Son expérience contraste avec celle d’autres étudiants qu’il connaît, certains vivant dans des conditions encore plus précaires. Il cite le cas de personnes vivant dans des débarras ou partageant une chambre à plusieurs, parfois jusqu’à neuf occupants.

« Je connais quelqu’un qui vit dans une maison où il y a une personne dans le débarras, et ce n’est pas qu’une seule, il y en a beaucoup qui font ça. Ils le font parce qu’ils ont un lit dans un placard pour 300 ou 400 euros »,

Piyush Rajendra Jain, étudiant

La situation de M. Jain est également marquée par un sentiment d’insécurité, suite à une série d’agressions apparemment aléatoires visant des ressortissants indiens. En juin, il a lui-même été victime d’une agression par un adolescent en scooter électrique.

« J’ai été choqué. Pourquoi ferais-tu ça à un autre humain ? Pendant une semaine, je parlais à mon père et je pensais rentrer à la maison. Je ne me sentais pas en sécurité physiquement. »

Piyush Rajendra Jain, étudiant

Orla Lehane, directrice générale du Conseil irlandais pour les étudiants internationaux, souligne l’impact grave de la crise du logement sur les étudiants internationaux. Elle dénonce les logements surpeuplés, de mauvaise qualité, les loyers inabordables et les accords de sous-location informels, ainsi que le ciblage disproportionné des étudiants internationaux par les escroqueries au logement.

« Beaucoup d’entre eux sont confrontés à des logements surpeuplés et de mauvaise qualité, paient des loyers inabordables ou sont contraints à des accords de sous-location informels où ils bénéficient de peu ou pas de protection juridique. Nous constatons également que les étudiants internationaux sont ciblés de manière disproportionnée par les escroqueries au logement. »

Orla Lehane, directrice générale du Conseil irlandais pour les étudiants internationaux

Mme Lehane insiste sur la nécessité d’une action urgente pour augmenter le nombre de logements étudiants abordables et protéger les étudiants de l’exploitation, afin de préserver la réputation de l’Irlande en tant que destination d’études.

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