Publié le 5 décembre 2025. Une jeune femme de Shanghai a été hospitalisée pour une infection pulmonaire rare, finalement diagnostiquée comme étant liée à sa consommation régulière de grenouilles crues. Cette affaire inhabituelle met en lumière les risques sanitaires liés à des habitudes alimentaires peu communes.
- Une patiente de 31 ans a développé une pneumonie à éosinophiles après avoir mangé des grenouilles crues.
- L’infection a été causée par des larves de Spirometra mansoni, un type de ténia parasitaire.
- Un traitement médicamenteux spécifique a permis la guérison de la patiente après cinq jours.
La patiente, dont l’identité n’a pas été révélée, s’est présentée à l’hôpital avec une toux persistante accompagnée de traces de sang dans les expectorations. Ces symptômes, apparus initialement il y a quatre mois, s’étaient aggravés avec l’apparition d’une forte fièvre (38,3 °C) quelques semaines auparavant. Malgré l’administration de stéroïdes pour réduire l’inflammation pulmonaire, son état ne s’améliorait pas.
Des examens complémentaires, notamment un scanner, ont révélé des lésions tissulaires récurrentes. C’est en interrogeant la patiente sur ses habitudes alimentaires que les médecins ont découvert qu’elle appréciait particulièrement la consommation de grenouilles crues. Des analyses sanguines ont ensuite confirmé la présence d’anticorps contre les larves de Spirometra mansoni, un ténia responsable de la sparganose.
La sparganose est une infection parasitaire contractée en ingérant des serpents ou des grenouilles contaminés par les larves du ténia, soit à l’état cru, soit insuffisamment cuit. Une fois dans l’organisme, ces larves peuvent migrer vers différents tissus et organes. Dans ce cas précis, elles s’étaient localisées dans les poumons, un site d’infection particulièrement rare.
Après le diagnostic, la patiente a reçu un traitement à base de praziquantel, un médicament efficace contre les vers parasites. Dès cinq jours après le début du traitement, la toux a commencé à s’atténuer. Un nouveau scanner, réalisé vingt jours plus tard, a montré une réduction de la zone pulmonaire infectée. Un mois après, la toux avait complètement disparu, confirmant l’efficacité du traitement.
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