Publié le 24 septembre 2025 10:32:00. Une locataire du comté de Mayo a obtenu gain de cause devant la Commission des locations résidentielles après avoir témoigné d’une intrusion nocturne de son propriétaire et de conditions de logement insalubres qui ont affecté sa santé.
- Michaela Reape a reçu 2 000 € de dommages et intérêts pour le préjudice subi.
- Le tribunal a jugé crédible son récit concernant la présence du propriétaire sur les lieux et a souligné le manque de contestation de sa part.
- L’absence de chauffage fonctionnel pendant plus de deux ans a également été prise en compte dans la décision.
Michaela Reape louait une propriété située à Bachelors Walk, Ballina, dans le comté de Mayo, à Marcus O’Hara depuis juillet 2020. Elle a quitté les lieux suite à un incident survenu en février dernier, qu’elle a décrit comme une intrusion dans son intimité.
Selon son témoignage devant la Commission des locations résidentielles, Mme Reape regardait la télévision le soir du 3 février lorsqu’elle a aperçu une silhouette masculine inconnue se tenant devant les fenêtres et observant l’intérieur. Elle a également affirmé que M. O’Hara était en possession d’une valise et qu’il s’était comporté de manière qu’elle a jugée « inappropriée ». Elle avait déjà reçu un avis de résiliation de son propriétaire en octobre de l’année précédente, invoquant un besoin personnel du logement.
Mme Reape a signalé l’incident aux gardaí (la police irlandaise). Deux nuits plus tard, elle a été informée par un voisin que M. O’Hara reviendrait vers 21 heures, prétextant une intervention pour réparer la chaudière. Elle a ensuite déclaré avoir reçu un avertissement des gardaí pour intrusion, après avoir évité de croiser M. O’Hara en restant à l’étage supérieur de la maison. Elle a finalement quitté le logement environ trois semaines plus tard.
Parallèlement à cet incident, Mme Reape a souligné les conditions de vie précaires dans lesquelles elle se trouvait. Le système de chauffage était en panne depuis plus de deux ans, l’obligeant à se chauffer uniquement avec un feu de charbon. Elle a décrit la maison comme étant si froide qu’elle était contrainte de rester confinée dans le salon. L’utilisation du feu de charbon a affecté ses poumons, nécessitant un traitement hospitalier qu’elle a dû différer par crainte de perdre son emploi et sa capacité à payer son loyer.
Mme Reape a précisé avoir payé 19 000 € de loyer au cours de son bail et réclamait une indemnisation pour les frais médicaux et de conseil engagés en raison du « préjudice physique et psychologique » causé par le comportement du propriétaire et l’état inacceptable du logement. Elle affirmait également que l’agence de location était au courant des problèmes, mais qu’aucune réparation n’avait été effectuée.
Le tribunal a pris note de la persistance des problèmes malgré les plaintes répétées de Mme Reape, entraînant des « conséquences néfastes sur sa santé, notamment des problèmes respiratoires documentés ». Il a accordé à Mme Reape 1 000 € de dommages et intérêts pour la gravité, la durée et l’impact du non-respect par le propriétaire de la santé, du bien-être et de la tranquillité du logement. Un montant supplémentaire de 1 000 € lui a été accordé en raison de l’intrusion nocturne, jugée « crédible et cohérente » par le tribunal, et du manque de contestation de M. O’Hara, qui n’était pas présent à l’audience.
Le tribunal a conclu que l’incident constituait une violation illégale du droit au logement de Mme Reape et avait causé une « détresse et une anxiété » significatives.
