Publié le 27 septembre 2025 à 05h14. Microsoft maintient en haleine les utilisateurs de Windows 10, dont le support a été prolongé, mais la fin de vie approche. Cette situation soulève des questions sur la pérennité du matériel informatique et l’impact environnemental de l’obsolescence programmée.
- Le support de Windows 10 a été prolongé d’un an, jusqu’en octobre 2025, pour les utilisateurs européens, y compris en République tchèque.
- Microsoft encourage indirectement le remplacement des ordinateurs ne répondant pas aux exigences de Windows 11, ce qui pourrait générer une quantité importante de déchets électroniques.
- Windows 11 a dépassé Windows 10 en part de marché en juin 2025, atteignant 52,3 % contre 44,4 %.
En juin 2015, Microsoft avait présenté Windows 10 comme le dernier système d’exploitation dont les utilisateurs auraient besoin, promettant une évolution continue et des mises à jour régulières, à l’instar de ce qui se fait sur les systèmes d’exploitation mobiles comme Android ou iOS. À l’époque, le programmeur Jerry Nixon avait déclaré :
« Nous lançons Windows 10 et parce que c’est Windows 10, c’est la dernière version de Windows. Nous continuerons à travailler sur Windows 10. »
Jerry Nixon, programmeur Microsoft
Cette promesse d’un support infini visait à éviter la fragmentation observée avec les versions précédentes de Windows.
Cependant, en 2021, Microsoft a surpris le public en annonçant la sortie de Windows 11, un système d’exploitation qui, bien que reprenant la base de Windows 10, introduisait quelques nouvelles fonctionnalités, notamment l’intelligence artificielle. Cette nouvelle version a été accueillie avec des réactions mitigées, certains utilisateurs regrettant la disparition de fonctionnalités appréciées et la complexité de l’interface. La transition vers Windows 11 s’est avérée plus lente que prévu, les utilisateurs préférant souvent s’en tenir à la stabilité et à la familiarité de Windows 10.
La question du support de Windows 10 a été source de confusion. Initialement, il était question de la fin du support des anciennes versions de Windows 10, tandis que les nouvelles mises à jour continueraient d’être prises en charge. Microsoft a finalement prolongé le support général de Windows 10 jusqu’en octobre 2025, puis d’un an supplémentaire pour les utilisateurs européens. Cette prolongation a été accueillie favorablement, mais elle ne résout pas le problème de fond : la fin de vie inévitable de Windows 10.
L’un des principaux obstacles à l’adoption de Windows 11 réside dans ses exigences matérielles minimales. Pour effectuer la mise à niveau, les ordinateurs doivent être équipés d’un processeur compatible, d’une quantité suffisante de mémoire vive (RAM) et d’espace de stockage, ainsi que des technologies UEFI (Unified Extensible Firmware Interface) et TPM (Trusted Platform Module) version 2.0. Le TPM 2.0, une puce de sécurité, est particulièrement problématique, car de nombreux ordinateurs plus anciens ne la possèdent pas. Microsoft conseille même de remplacer les ordinateurs incompatibles, une recommandation critiquée par les organisations de consommateurs.
L’organisation de consommation a estimé que jusqu’à 200 à 400 millions d’ordinateurs pourraient ne pas être compatibles avec Windows 11 et finir à la décharge. En République tchèque, l’estimation porte sur des centaines de milliers, voire des millions d’ordinateurs. Cette situation soulève des préoccupations environnementales majeures, car le recyclage des composants électroniques est souvent insuffisant et les déchets finissent par polluer les pays en développement.
La fin du support de Windows 10 obligera de nombreux utilisateurs à migrer vers Windows 11 ou à envisager d’autres options. L’avenir du matériel informatique plus ancien reste incertain, et la question de la responsabilité environnementale des fabricants de logiciels est plus pertinente que jamais.
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