Publié le 8 novembre 2025 à 10h02. Le ministre de l’Infrastructure de Buenos Aires accuse le gouvernement national d’avoir interrompu des travaux essentiels de lutte contre les inondations, compromettant ainsi le financement de projets futurs et aggravant la situation dans la province.
- L’interruption des travaux du tronçon 4 du Plan Directeur Intégral du Bassin du Salado, débutée en décembre 2023, est pointée du doigt.
- Cette suspension a des conséquences sur l’obtention de financements internationaux pour la phase suivante du projet.
- Gabriel Katopodis insiste sur l’importance des investissements dans les infrastructures pour la croissance économique et la qualité de vie en Argentine.
Gabriel Katopodis, ministre de l’Infrastructure et des Services publics de la province de Buenos Aires, a publiquement critiqué le gouvernement national pour son rôle dans les récentes inondations qui ont touché la région. Il a souligné que le Plan Directeur Intégral du Bassin du Salado (PDIBAS), un projet collaboratif entre la province et le gouvernement national depuis 1997, a subi un arrêt brutal des travaux en décembre 2023.
Selon le ministre, cette interruption concerne spécifiquement la phase 2 du tronçon 4 du PDIBAS, et s’inscrit dans un schéma plus large de 2 308 chantiers publics à l’échelle nationale qui auraient été mis en pause.
« Le Plan Directeur Intégral du Bassin du Salado est une politique de l’État qui, depuis 1997, a été élaborée conjointement entre le Gouvernement National et la Province de Buenos Aires. Chaque juridiction a réalisé des travaux sans interruption jusqu’en décembre 2023. À partir de ce moment, la Nation a paralysé les travaux correspondant à la phase 2 du tronçon 4, comme cela s’est produit avec 2 308 travaux publics dans tout le pays. »
Gabriel Katopodis, ministre de l’Infrastructure et des Services publics de Buenos Aires
Katopodis a également mis en évidence les répercussions de cette interruption sur les perspectives de financement futur. L’arrêt de la phase 2, qui était déjà bien avancée et bénéficiait de financements garantis (provenant du Fonds de l’Eau, qui ne sont pas utilisés selon le ministre), a compliqué les démarches pour obtenir un financement international pour le tronçon 5, dont la charge financière incomberait à la province de Buenos Aires. Les travaux sont à l’arrêt depuis près de deux ans.
« L’interruption de cette phase, qui avait un haut degré d’avancement et l’investissement garanti (Fonds de l’Eau qu’ils n’exécutent pas), a gêné les efforts pour obtenir un financement international pour le tronçon 5, qui sera à la charge de la Province. Les travaux sont arrêtés depuis presque deux ans. Si le rythme d’exécution antérieur avait été maintenu, les travaux du tronçon 4 auraient pu être achevés au cours de l’année 2024. »
Gabriel Katopodis, ministre de l’Infrastructure et des Services publics de Buenos Aires
Le ministre a conclu en réaffirmant l’importance cruciale des investissements dans les infrastructures pour le développement économique et le bien-être des citoyens argentins. Il a souligné que des situations comme celle-ci mettent en lumière la valeur des travaux publics et de la collaboration entre les différents échelons de l’État.
« Nous l’avons dit et nous le maintenons : l’investissement dans les infrastructures est essentiel pour que l’Argentine puisse croître en produisant plus et en offrant une meilleure qualité de vie aux citoyens. C’est dans des situations comme celle-ci que la véritable valeur des travaux publics et du travail conjoint des différents secteurs de l’État est démontrée. »
Gabriel Katopodis, ministre de l’Infrastructure et des Services publics de Buenos Aires
