Home SantéCarlos González, pédiatre, explique les théories de l’origine de l’allergie chez les enfants: “Hygiène et pollution”

Carlos González, pédiatre, explique les théories de l’origine de l’allergie chez les enfants: “Hygiène et pollution”

by Sophie Martin

Les allergies alimentaires et respiratoires semblent être en augmentation constante ces dernières décennies, un phénomène dont les causes exactes restent encore floues. Si plusieurs hypothèses sont avancées, l’hygiène excessive et la pollution atmosphérique figurent parmi les principaux facteurs suspectés.

Selon le pédiatre Carlos González, interrogé dans le podcast « Criando sin miedo », l’une des théories les plus discutées est celle de l’hygiène. L’idée est que notre environnement de plus en plus stérile pourrait perturber le développement du système immunitaire. « En réduisant l’exposition aux bactéries, aux virus et autres micro-organismes, l’organisme peut finir par réagir comme si des éléments inoffensifs, tels que le pollen ou les squames d’animaux, étaient des dangers ou des infections », explique-t-il.

Le Dr González souligne que des études ont montré une corrélation entre une hygiène plus rigoureuse et une plus grande prévalence des allergies, notamment dans les familles qui se lavent les mains plus fréquemment. Il insiste donc sur l’importance de ne pas s’inquiéter outre mesure lorsque les enfants rampent sur le sol, portent des objets à leur bouche ou entrent en contact avec la saleté habituelle d’un foyer. Au contraire, ce contact avec les micro-organismes quotidiens pourrait être bénéfique à long terme, en aidant à réguler la réponse défensive de l’organisme.

Parallèlement, la pollution atmosphérique est également pointée du doigt. On observe davantage d’allergies en milieu urbain qu’à la campagne, même si la concentration de pollen est souvent plus élevée dans les zones rurales. De même, les pays industrialisés comptent plus de personnes allergiques que les pays en développement. L’explication résiderait dans les particules polluantes, en particulier celles émises par les moteurs diesel. Ces particules peuvent s’accrocher au pollen ou à d’autres substances allergènes et faciliter leur pénétration dans les poumons, augmentant ainsi le risque de réaction allergique.

« Ces particules contaminantes peuvent se fixer sur le pollen et d’autres allergènes, facilitant leur accès aux profondeurs des poumons et rendant la réaction plus facile », précise le pédiatre.

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