Publié le 9 octobre 2024 10h34. L’AfD conforte sa position de première force politique en Allemagne, tandis que l’Union chrétienne-démocrate (CDU/CSU) atteint son plus bas niveau de popularité depuis plus de trois ans, selon un récent sondage Ipsos. Ces résultats laissent présager une fragmentation du paysage politique allemand en cas d’élections fédérales.
- L’AfD arrive en tête des intentions de vote avec 25 % des suffrages.
- L’Union (CDU/CSU) chute à 23 %, son score le plus faible depuis avril 2022.
- Six partis pourraient être représentés au Bundestag si des élections avaient lieu aujourd’hui.
Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) continue de gagner du terrain auprès des électeurs allemands. Le dernier sondage Ipsos, publié ce mardi, lui attribue 25 % des intentions de vote, plaçant l’AfD devant l’Union chrétienne-démocrate et sociale (CDU/CSU) qui recueille seulement 23 % des voix. Il s’agit du plus mauvais résultat pour la CDU/CSU dans cette enquête depuis avril 2022.
Cette baisse de popularité de l’Union s’inscrit dans un contexte de recomposition politique. Le Parti social-démocrate (SPD) stagne, tandis que Les Verts connaissent une légère érosion de leur électorat. En revanche, l’Alliance Sahra Wagenknecht (BSW), un nouveau parti de gauche, progresse et atteint 5 % des intentions de vote.
Le Parti libéral-démocrate (FDP) peine toujours à franchir le seuil des 5 % nécessaire pour être représenté au Bundestag, mais enregistre une légère amélioration. La gauche (Die Linke), quant à elle, dépasse les Verts et atteint 12 % des intentions de vote, confirmant ainsi une tendance à la hausse.
Selon un sondage INSA réalisé le 5 octobre, l’AfD avait même atteint 26,5 % des intentions de vote, tandis que l’Union chutait à 24,5 %. Chez Forsa, l’AfD obtenait 26 % des voix, soit deux points d’avance sur la CDU/CSU. Le BSW ne parvenait pas à franchir la barre des 5 % dans ces deux enquêtes.
Les instituts de sondage soulignent que les enquêtes électorales sont sujettes à une marge d’erreur. L’affaiblissement des liens traditionnels entre les partis et la volatilité croissante du vote rendent plus difficile la prédiction des résultats électoraux. Ces sondages ne reflètent qu’un instantané de l’opinion publique au moment de leur réalisation et ne constituent en aucun cas des prédictions.
Ipsos a interrogé 1 000 personnes en ligne entre le 2 et le 3 octobre.
ceb
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