Home MondeUkraine – Russie, l’actualité du mercredi 14 janvier sur la guerre | Media, Witkoff et Kushner bientôt à Moscou pour rencontrer Poutine. Lavrov: «Le président russe est ouvert aux négociations, si elles sont sérieuses»

Ukraine – Russie, l’actualité du mercredi 14 janvier sur la guerre | Media, Witkoff et Kushner bientôt à Moscou pour rencontrer Poutine. Lavrov: «Le président russe est ouvert aux négociations, si elles sont sérieuses»

by Clara Dubois

Publié le 14 janvier 2026 21:52:00. Pour soutenir financièrement l’Ukraine face à l’invasion russe, l’Union européenne envisage de recourir à une dette commune à long terme, financée par des euro-obligations, dont le remboursement dépendra des éventuelles réparations versées par la Russie.

  • L’UE pourrait émettre des euro-obligations pour financer un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine.
  • Le remboursement de ce prêt est conditionné au paiement de réparations par la Russie pour les dommages causés par la guerre.
  • L’utilisation des avoirs russes gelés pour rembourser la dette est une option envisagée, mais a rencontré des résistances lors du Conseil européen de décembre dernier.

L’Union européenne se prépare à mettre en place un mécanisme de financement à long terme pour l’Ukraine, qui pourrait prendre la forme d’une dette commune, matérialisée par des euro-obligations. Ce prêt de 90 milliards d’euros, destiné à soutenir Kiev en 2026 et 2027, ne sera remboursé que sous une condition essentielle : que la Russie assume sa responsabilité et verse des réparations pour les destructions causées par son invasion.

Selon un haut responsable européen, le calendrier de remboursement est incertain. Le commissaire à l’Économie, Valdis Dombrovskis, a précisé que le prêt sera sujet à reconduction et qu’il n’y a pas de date fixe pour son échéance. Il a toutefois souligné que l’UE se réserve la possibilité d’utiliser les fonds provenant des avoirs russes gelés pour assurer le remboursement de cette dette.

Cette option, bien que jugée pertinente, n’a pas obtenu l’approbation de tous les États membres lors du Conseil européen de décembre. La Belgique, sous la direction de Bart De Wever, a exprimé de fortes réserves, estimant que cela impliquerait des risques considérables. L’Italie, dirigée par Giorgia Meloni, et la France, sous la présidence d’Emmanuel Macron, ont également fait valoir leurs intérêts, rendant l’accord plus complexe. Néanmoins, la possibilité d’utiliser les avoirs russes reste sur la table pour l’avenir.

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a insisté sur le caractère exceptionnel de cette décision d’émettre une dette commune pour financer l’Ukraine. Elle a rappelé que cette approche, qui implique une coopération renforcée à 24 États membres (et non une unanimité des 27), a déjà été utilisée dans des circonstances extraordinaires, comme avec le plan de relance Next Generation EU.

Ce précédent, Next Generation EU, avait déjà suscité des débats, notamment en Allemagne, où Angela Merkel, alors chancelière, avait présenté cette mesure comme une exception justifiée par la pandémie de Covid-19.

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